PLANCHE V.
(XXXI, t. III de l'Edition royale.)
Le thyrse orné d'un ruban, et la couronne de pourpre que porte ce personnage, désignent clairement une suivante de Bacchus; une tunique flottante et une écharpe forment son vêtement; elle porte sur la tête une corbeille dorée remplie de feuillages et recouverte d'une draperie. Ces différens attributs rappellent la danse des Canephores, prêtresses, portant les offrandes ou les instrumens du sacrifice. Dans ce sens, la bandelette jaune qu'on remarque à l'un des poignets de la figure, est moins un ornement qu'une ligature mystérieuse. On peut, avec raison, rapporter à la danse le mouvement de la plupart des figures bacchiques; la danse prêtait son expression à toutes les cérémonies des mystères (Lucien, de saltat.). Cependant, sans voir absolument des Danseuses dans toutes ces charmantes compositions, on peut se rappeler, sur le témoignage d'Athénée (XIV, 6, p.629) que les Artistes empruntaient souvent les images de la danse pour donner un développement gracieux leurs figures. Les ouvrages excellens des anciens en camées, où l'on voit les figures se détacher sur un fond obscur, sans aucun plan de repos, ont pu faire naître aussi l'idée de peindre, par imitation, des figures détachées sur des fonds d'une couleur unie, et de leur donner un mouvement qui motivât leur situation aérienne.
Hauteur, 1 P. 3 p°. 3 lig.—Largeur, 11 p°. 3 lig.