PLANCHE XLVI.
(XXVIII, t. VII de l'Edition royale.)
Le beau Narcisse, dans une attitude négligente et gracieuse, contemple son image dans le miroir d'une fontaine; il est couronné de fleurs; sa draperie qui a glissé sur le rocher, ne cache rien de la délicatesse de ses formes; il s'admire, et l'amour de lui-même le remplit d'une douce satisfaction, amour fatal, suivi d'un vain désir que Vénus ne connaît point et qu'elle ne peut récompenser! Déjà Cupidon désolé renverse son flambeau; le fils de Céphise va bientôt tomber desséché; une fleur funeste prendra sa place et son nom. Craignez, jeune amant, de faire respirer sa dangereuse vapeur à votre amante; mais si la mort vous ravit l'objet de vos amours, alors, seulement cueillez le narcisse, couvrez sa tombe de cette triste fleur, elle est consacrée aux tombeaux.
Hauteur, 1 P. 9 lig.—Largeur, 1 P.