PLANCHE XXIV.

(XXXII, t. IV de l'Edition royale.)

Une Bacchante semble se défendre, dans cette peinture, contre la violence d'un jeune homme; c'est ainsi qu'Euripide peint les Bacchantes, armées du thyrse, frappant ceux qui voulaient les saisir pour les conduire à Penthée. (Bacch. v. 761.) Le même poète nous apprend qu'au milieu de l'agitation et de la fureur des orgies, elles savaient conserver leur honneur. Dans leur origine, sans doute, les mystères avaient quelque chose d'assez auguste pour contenir la frénésie dans les bornes de la pudeur; mais la licence est la fille de l'ivresse, et la religion servit bientôt de voile à la dissolution la plus effrénée. Lycophron désigne une femme perdue sous le nom de Bassaras une Bacchante. (V. 143, 711 et 1393). Les orgies interdites à Rome par un décret du Sénat, et célébrées avec tant d'impudeur sous les Empereurs, témoignent peu en faveur de la retenue des initiées. Cette Bacchante rappelle, par son mouvement et par le jeu de sa draperie, la Danseuse du n°. XXI. L'action du jeune homme indique aussi la danse, et l'on peut voir, dans ce groupe, une action simulée par des personnages bachiques. Cette peinture sur un fond jaune, trouvée dans les fouilles de Civita, a souffert quelque altération; elle est d'un très-bon coloris; la Bacchante est peinte sur-tout avec beaucoup de délicatesse.

Dans le second tableau (pl. IV, t. IV de l'édit. roy.) on voit une joueuse de cithare, peinte capricieusement sur un fond obscur; sa draperie légère, d'une couleur changeante, entre le vert et le rouge, voltige agitée par l'air; à demi-nue, les cheveux épars et couronnés de lierre, elle touche avec délicatesse les cordes de l'instrument, et rappelle, suivant des observations précédentes, les courtisannes admises dans les fêtes.

1er SUJET.—Hauteur, 1 P. 3 p°. 9 lig.—Larg. 1 P. 4 p°. 4 lig.

2e SUJET.—Hauteur, 6 p°. 7 lig.—Larg. 1 P. 4 p°. 4 lig.