PLANCHE XLIV.
Nous terminerons ce volume en rassemblant dans quatre planches divers petits bronzes représentant des animaux et des masques, et dont les figures servent de vignettes et de culs-de-lampe à l'édition royale. La naïveté qui règne dans ces petits sujets, et souvent la perfection avec laquelle ils sont traités, prouvent combien le goût des anciens savait se plier à tous les genres.
FIG. I (Préf. pag. 3, 273 de l'Edition royale.)
Sphinx grec. Cette espèce de Sphinx se distingue par les aîles et par les mamelles; le Sphinx égyptien était sans aîles: des Sphinx comme celui-ci se trouvent souvent dans les monumens grecs, où ils sont un attribut de Bacchus. Une pareille figure était l'emblème de l'île de Chio, et paraît constamment sur les monnaies de cette île.
FIG. II (pag. 71, 278, t. V de l'Edition royale.)
Truie votive avec une inscription. La truie fut la première victime qu'on offrit dans les sacrifices. On l'immolait dans les traités de paix, dans les noces, et généralement dans les lustrations et les expiations. Chez les Romains, on sacrifiait une truie pleine à Hercule et à Cérès avant le douzième jour des kalendes de janvier (Macr. Sat. III, 2). Parmi les conjectures nombreuses données pour l'explication de l'inscription, voici celle qui paraît la plus simple:
HERculi VOEsius Marci Libertus.
A Hercule, Vœsius affranchi de Marcus.
On sait que les affranchis joignaient à leur nom propre le nom de leur patron, et que souvent ils prenaient ce nom seul. On en peut voir des exemples dans Muratori et dans Gruter; ce dernier fait mention de la famille Vœsia (P. CCCLXXIX, 12).
FIG, III (ibid. pag. 4, 273).
Chameau avec un double panier; c'est ce qu'on appelait proprement Clitellœ.
FIG. IV (ibid. pag. 95, 279).
Biche d'un excellent travail.