PLANCHE XXV.
(P. 39, 40, t. V de l'Edition royale.)
En commençant la série des bustes, nous avons exposé les images de plusieurs personnages illustres dans les lettres et dans la philosophie, que des inscriptions ou des autorités nous ont fait reconnaître avec plus de certitude que nous n'en apporterons dans l'explication des figures qui en forment la suite; celles-ci peuvent généralement être attribuées à des personnages recommandables par leurs vertus guerrières, par leur rang ou par leur fortune. Le bronze que nous avons sous les yeux, comparé avec une tête en marbre noir, expliquée par Fabri (n°. 49) peut, comme ce monument, représenter Scipion l'Africain l'ancien (P. Cornelius) qui vainquit Annibal, rendit Carthage tributaire; qui, cité dans sa vieillesse par les tribuns du peuple, refusa de répondre à une accusation dont la honte retombait sur ses concitoyens, et vint mourir à Liternum, près de Cumes, aujourd'hui Patria. Fabri n'a pas laissé connaître les motifs qui l'avaient déterminé à croire que la tête en question était le portrait de ce grand homme. Le seul motif de l'avoir trouvée à Liternum, où, selon le témoignage de Tite-Live (XXXVIII, 56) on voyait le monument de Scipion avec sa statue, n'avait pas paru suffisant aux académiciens d'Herculanum pour leur faire adopter cette dénomination. Ils penchaient, comme a fait depuis Winckelmann, à reconnaître dans les deux antiques, l'Emilien, destructeur de Carthage. M. Carlo Fea, dans ses notes à l'Histoire des Arts de Winckelmann (t. II, p. 365, Paris, 1802) a développé d'une manière judicieuse toutes les raisons qui peuvent dissiper les doutes; et, d'après ses discussions, nous ne pouvons nous empêcher de reconnaître dans les têtes en question, le portrait certain de Scipion l'Africain l'ancien.
Hauteur, 1 pied 9 pouces.