PLANCHE XXXIX.
(P. 67, 68, t. V de l'Edition royale.)
On a cru voir, dans ce buste, Ptolomée Lathyre, fils de Ptolomée Physcon, le VIIIe de sa race. Ce surnom de Lathyre, celui que, parmi plusieurs autres, les historiens emploient le plus généralement, paraît, par sa signification grecque (pois-chiche) tirer son application d'un signe qu'avait ce prince au visage, comme on vit appeler à Rome, pour une cause pareille, les ancêtres de M. Tullius, du nom de Cicéron. Ce prince guerrier passa presque tout son règne à défendre sa couronne, et principalement contre son frère puîné, Ptolomée Alexandre, qu'au préjudice de ses droits, Cléopâtre avait investi de la puissance royale. M. Visconti trouve, dans la comparaison des médailles, une autorité plus forte en faveur du portrait d'Antiochus Théos (Dieu), roi de Syrie, fils d'Antiochus, Ier Soter, et père de Séleucus II. Le nom de Théos fut décerné à ce prince par les Milésiens, qu'il avait délivrés de leur tyran Timarque. Antiochus II ne couvrit point, par sa gloire personnelle, cet excès de l'adulation; malheureux dans ses guerres, il se vit dépouiller, par la révolte des Parthes, de toutes les provinces qu'il possédait au-delà de l'Euphrate. Cette époque mémorable est celle de l'établissement de l'empire des Parthes, fondé par Arsace, et qui devint si redoutable à tout l'Orient, et aux Romains même. Les historiens placent cette époque trois ans avant la 133e olympiade, environ trois cents ans avant Jésus-Christ.
Hauteur, 2 pieds 1 p°.