PLANCHE LII.

(P. 90, t. VI de l'Édition royale.)

À ses grosses lèvres et à son nez écrasé, on reconnaît, dans cette petite figure, un Éthiopien, ou du-moins un homme de quelqu'une de ces nations africaines, que les anciens confondaient, à raison de leur ressemblance entr'elles, et de leur voisinage. Ces nations fournissaient le monde de saltimbanques, qui faisaient métier de leur souplesse et de leur adresse. On les appelait dans les festins pour servir de divertissement. Lucien peint ainsi un petit homme difforme, dansant, faisant mille contorsions, récitant des vers avec des gestes ridicules, et affectant la prononciation égyptienne. Celui-ci représente la même action; il a pour vêtement une espèce de chemise sans manches, qu'Arrien donne pour vêtement aux Indiens (Hist. Ind. 16, p. 380.)

Hauteur, 6 pieds.