PLANCHE XL.
(P. 78, 74, t. VI de l'Édition royale.)
Nous donnons deux dessins de cette statue pour faire voir l'ajustement du petit peplum, espèce de manteau particulièrement à l'usage des femmes, qui descendait jusqu'à la ceinture, et s'attachait sur les épaules avec des agraffes. Cet habillement laissait les bras découverts, et quand la tunique était sans manches, comme dans ce bronze, on disait de ce costume, aller à la dorique. Cet usage était celui des filles de Sparte, qu'une humeur austère semblait plutôt défendre, que ne faisaient les voiles de la pudeur. Un étranger s'écriait en voyant passer une Spartiate: Ah! quel beau bras!—Mais il n'est pas public, répondit-elle. Quand les tuniques avaient des manches, on appelait le vêtement à l'ïonienne; c'était la mode suivie à Athènes. Ce bronze nous paraît représenter une Canephore, ou une femme qui s'apprête pour une cérémonie religieuse. Ses cheveux flottent en longs anneaux sur son cou, et sa tête est ceinte d'un riche diadême.
Hauteur, 5 P. 5 p°.