PLANCHE XLIX.
(P. 83, t. VI de l'Édition royale.)
Cette statue excède les proportions humaines; le sujet nous en est inconnu, et nous nous bornerons à en considérer le mérite comme ouvrage de l'art. La beauté du travail brille sur-tout dans l'agencement des draperies; toute la figure respire un air de gravité qui semble convenir à un personnage sacré; la situation des mains se rapporte à quelque cérémonie, et semble ranger, selon l'opinion de M. Visconti, cette statue parmi celles que Pline désigne sous le nom d'Adorantes, femmes en prière. Nous avons déjà fait la même remarque à l'égard de la statue expliquée pl. XLII de ce volume. Nous ajouterons que l'on voit des statues érigées aux épouses des Empereurs romains, dans cette même attitude. Telle est la Livie du musée du Vatican, trouvée à Otricoli, qui fait le pendant de la statue d'Auguste voilé, c'est-à-dire, en habit de sacrificateur. Si la physionomie de la tête ne laisse pas reconnaître ici une Impératrice, ce sera quelque femme de l'une des familles les plus nobles et les plus puissantes de la Campanie, telles que la Calatoria, Mammia, Nonia, etc.
Cette figure porte, comme la précédente, un anneau à l'extrémité de l'index de la main gauche.
Hauteur, 6 P. 2 pouces.