NICOLAS BOILEAU.

(1636-1711)

Boileau, dont le père était commis au greffe au Parlement de Paris fit ses humanités et son droit en vue de lui succéder; mais attiré par les lettres, il s'y consacra entièrement dès 1657. Une étroite amitié l'unissait à Racine, à La Fontaine, et à Molière, qu'il retrouvait aux cabarets de la "Pomme de Pin" ou du "Mouton blanc." Il discutait et critiquait les ouvrages de ses amis et de ses contemporains en général avec cette clarté de vue et ce bon goût qui font de lui un des premiers et des plus grands critiques littéraires français. Son oeuvre est presque exclusivement satirique et didactique; elle comprend douze Satires, douze Epitres, un Art poétique en quatre chants, un poème satirique en six chants, le Lutrin, des poésies diverses et des essais en prose.

Boileau se fait l'apôtre de la "raison," c'est-â-dire du naturel et de la mesure. Détesté et craint de la plupart de ses contemporains, il jouit néanmoins de la faveur royale; Louis XIV se l'attacha comme historiographe.