Erratum.
Quelques erreurs se sont glissées dans l'article que nous avons consacré au statuaire Cortot. Sans attendre qu'on nous les signale, nous nous empressons de les rectifier, et nous les expliquons par la difficulté de réunir en peu de jours les matériaux nombreux et épars d'une biographie inédite. Parmi les oeuvres que nous avons citées, nous avons omis de dire que les unes avaient été exécutées et placées, mais que d'autres étaient seulement à l'état de modèles. De ce nombre sont: la Justice, composée pour l'une des assises du grand escalier de la Bourse; Louis XVI et quatre figures, pour le monument expiatoire de la place Louis XVI. Nous avons confondu à tort cette dernière statue avec celle que M. Bosio a faite pour la chapelle expiatoire de la rue d'Anjou; Cortot n'a exécuté pour cet édifice que le groupe en marbre de Marie-Antoinette soutenue par la Religion.
La Ville de Paris, figure de 8 mètres (vingt-quatre pieds), fut commandée à J.-P. Cortot en même temps qu'un fleuve de 5 mètres (quinze pieds), en bronze, à M. Pradier, pour la fontaine de l'Éléphant; les modèles seuls ont été exécutés.
L'Immortalité a figuré à la porte de la Chambre des Députés, le jour de la translation des cendres de l'Empereur; mais le bronze n'en est pas encore fondu. La statue de Charles X, que plusieurs artistes nous ont dit n'avoir jamais vue, avait été faite par Cortot en 1827, avec la collaboration de M. Caillouette; elle était, avant 1850, à l'Hôtel-de-Ville. Dans notre liste des travaux de Cortot, nous avons oublié de comprendre un bas-relief pour l'arc du Carrousel, exposé en 1824, et deux villes de la place de la Concorde, Nantes et Brest.
Ce fut aux eaux de Vichy que Cortot éprouva les premières atteintes d'une hydropisie symptomatique déterminée par une autre affection dont il souffrait depuis longtemps. M. Drolling, peintre, abandonna ses travaux et ses élèves pour aller donner des soins à son ami mourant, et le ramena à Paris.
A la cérémonie funèbre, le 16 août, les coins du poète étaient tenus par MM. Raoul-Rochette, Bosio, Blondel et Jarry de Maney, professeur d'histoire à l'École des Beaux-Arts. M. Émery représentait la famille. Nous avons donné une analyse fidèle des discours que nous avons entendus et que nous avons sous les yeux, imprimés par Firmin Dudot pour être distribués aux membres de l'Institut.
Ces rectifications prouveront à nos lecteurs que nous n'épargnons rien pour être d'une rigoureuse exactitude.