Modes.

Les bals commencent à devenir nombreux; tous les jours une nouvelle fête amène une nouvelle parure. Nous avons remarqué l'autre soir une charmante toilette, qui se composait d'une robe de tulle avec une seconde jupe ouverte sur les côtés et attachée de distance en distance par des coques de perles entourées de fleurs en marcassite; sur la draperie du corsage brillait une épingle Alexandrine; cette toilette était complétée par un turban en étoffe algérienne, et nous avons entendu dire autour de nous qu'il sort des magasins de mademoiselle Alexandrine. Il fait sensation.

Revenons aux toilettes de ville.

L'Illustration, qui voit tout, qui va partout, a fait dessiner cette robe lacée; elle est en moire grise ouverte sur un transparent de satin blanc; le lacet est en chenille grise, les manches sont demi-longues et laissent voir des sous-manches en tulle bouillonné; le chapeau est en velours orné de plumes.

Malgré la douceur de la saison, on a garni beaucoup les robes et les kazaveckas en fourrure. Voici une robe bordée tout autour de deux rangs de martre qui remontent devant et forment ainsi quatre bandes qui se terminent à la ceinture; une bande plus large est posée sur le corsage et tourne autour du col; les manches sont justes et bordées au bas d'une fourrure.