X.

Peu m'importaient en ce moment les invectives de Clémentine; l'injure que souffrait mademoiselle Werner était ma seule préoccupation. Reich aurait été la première victime de ma vengeance, s'il ne se fût adroitement réfugié dans l'armoire que je venais de quitter; elle lui rendit le service que j'en avais espéré vainement, une main compatissante ayant fermé la porte et enlevé la clef tandis que je cherchais mon ennemi parmi les assistants.

Alors ce fut à Braun que je m'adressai; heureusement nous n'avions d'armes ni l'un ni l'autre, car le débat aurait coûté du sang.

Cependant les convives s'étaient assemblés autour de nous, et les représentations du maître de la maison, qui nous priait de vider notre querelle ailleurs, furent assez puissantes pour rétablir la tranquillité.

Henriette était partie; sur-le-champ avec sa tante; j'avais étalement ordonné d'atteler mes chevaux. Dans l'indignation qui me maîtrisait, je laissai entendre à Clémentine que je regardais notre mariage comme rompu; une femme qui avait si peu de confiance dans ma loyauté ne pouvait que me rendre malheureux.

Sans attendre sa réponse, je dis en passant à Braun qu'il me trouverait le lendemain matin dans un petit bois près de B***, et, je me hâtai de m'éloigner.