Bulletin bibliographique.
Abrégé de l'Histoire de Suède; par M. L. Lemoine, chevalier de l'ordre de l'Étoile-Polaire, ancien instituteur de S. A. R. le prince Oscar, prince royal de Suède et de Norwége. 2 vol. in-8°.--Paris, 1844. Arthus Bertrand. 14 fr.
Histoire des États Européens depuis le Congrès de Vienne; par le vicomte de BEAUMONT-VASSY. Tome II: Suède et Norwége, Danemark, Prusse. 1 vol. in-8°, 1844.--Amyot. 7 fr. 50 c.
La maladie grave dont vient d'être atteint, à l'âge de quatre-vingts ans, le roi de Suède et de Norwége actuel, Charles XIV, donne un intérêt d'actualité à ces deux ouvrages, qui n'avaient cependant été ni écrits ni publics dans la prévision d'un semblable événement. Au moment où le prince Oscar va, selon toute probabilité, être appelé à succéder à son illustre père, l'ex-général républicain français Bernadotte, on sera plus que jamais curieux de connaître l'histoire passée et la condition présentes de ces deux royaumes, séparés pendant tant d'années, et réunis aujourd'hui sous le même sceptre.
M. L. Lemoine appartient à l'ancienne école historique. Ce n'est pas l'histoire de la Suède qu'il écrit, encore moins celle du peuple suédois, mais l'histoire de ses amis, des diverses familles qui ont règné sur cette province de la Scandinavie. De la nation proprement dite, de ses mœurs, de ses lois, de ses coutumes, de ses ressources, de sa littérature, de sa civilisation, il ne s'en occupe jamais. Pour lui l'histoire se compose uniquement d'avènements et de morts de souverains, de changements de dynasties, de guerres, de négociations et de traités de paix. A peine même si, dans son premier volume, il nous donne un court précis de la mythologie Scandinave. Mieux que personne cependant, M. Lemoine aurait pu nous faire connaître la Suède et ses habitants, car il a été pendant plusieurs années l'instituteur du prince Oscar, héritier présomptif du roi régnant. Pourquoi s'est-il borné à enregistrer des dates ou à raconter des faits sans en tirer jamais les conséquences?--Quoi qu'il en soit, son ouvrage, estimable à divers titres, peut être, sinon fort agréable à lire, du moins utile à consulter. On y trouvera un résumé correctement écrit de tous les événements importants qui ont eu lieu en Suède sous les dynasties de Forniother, Vugve ou Odin, Hvar et Sigurd ou Ivar et Lodbrok, Stenkil, Sverker et Erik le Saint, des Folkungars ou Folkungiens, de l'union des Calmas, de Vasa, Deux-Ponts, Hesse-Cassel, Holstein-Gottorp et Ponte-Corvo.
M. le vicomte de Beaumont-Vassy mériterait peut-être les mêmes reproches. Son second volume de l'Histoire des États Européens depuis le Congrès de Vienne, qui renferme et Suède et la Norwége, le Danemark et la Prusse, nous semble inférieur au premier, consacré exclusivement à la Belgique et à la Hollande. Comme M. Lemoine, M. le vicomte de Beaumont-Vassy s'occupe un peu trop des faits. L'histoire contemporaine, plus encore que celle des siècles passés, a besoin d'explications et de commentaires. Pour l'écrire comme elle doit être écrite, il ne suffit pas de la bien connaître, il faut la comprendre. Si nous ne nous trompons, M. Je vicomte de Beaumont-Vassy s'est un peu trop hâté de publier ce second volume. Espérons que les tomes III et IV, qui doivent paraître prochainement, et qui auront pour titre: la Grande-Bretagne, seront plus dignes du beau sujet que leur auteur a eu l'heureuse idée de traiter.
Le nouveau volume de M. de Beaumont-Vassy ne supporterait pas plus l'analyse que l'abrégé de M. Lemoine: son titre seul indique suffisamment ce qu'il contient, c'est-à-dire l'histoire politique de la Suède et de la Norwége, du Danemark et de la Prusse, depuis le congrès de Vienne jusqu'à l'année 1844.
Oeuvres complètes de J. Racine, avec les notes de tous les commentateurs; cinquième édition, publiée par L. Aimé Martin. Tome 1er.--Paris, 1844. Chez Lefevre et chez Furne, libraires, in-8.
Voici un des plus beaux livres qu'on ait publiés depuis longtemps. Un des doyens de la librairie, qui a voué sa carrière entière à l'élégante et soigneuse reproduction de nos classiques, et un de ses ardents et ingénieux confrères, qui a su ouvrir, à l'aide de la gravure, une voie toute nouvelle à la librairie française, se sont réunis pour élever à Racine un véritable monument typographique. Chacun d'eux aura rivalisé d'efforts et de soins avec son coassocié pour faire atteindre la perfection à la partie de l'œuvre artistique et matérielle dont il s'est trouvé chargé. Aussi, nous le répétons, nous ne croyons pas que jamais vignettes aussi admirablement gravées aient été jointes à un plus magnifique papier, imprimé de plus beaux caractères.
M. Aimé Martin, dont on réimprimait le Variorum, a voulu lutter d'efforts et de soins avec ses éditeurs. Il annonce, dans sa préface, que vingt ans d'une vie toute consacrée à l'étude ont nécessairement profité à son commentaire, et que parmi les améliorations qu'on y remarquera se trouvèrent plusieurs notes rectifiés;--un grand nombre de notes nouvelles;--le nom des acteurs qui ont joué d'original les pièces de Racine:--la musique des chœurs d'Esther et d'Athalie, celle des hymnes, des cantiques, etc., telles qu'elles furent chantées devant Louis XIV; les essais inédits de Racine sur les odes de Pindare et sur les premiers livres de l'Odyssée;--une révision complète du texte;--enfin, un dictionnaire critique des locutions et des tours nouveaux créés par Racine.
Ce programme sera accompli avec soin, nous n'en doutons pas.
Le critique, le philologue, l'annotateur historique ne négligera aucune recherche pour que le travail qu'il a publié pour la première fois il y a vingt-quatre ans soit purgé des erreurs qui avaient pu s'y glisser, et pour que ses notes nouvelles soient toutes également irréprochables. Nous l'engageons, pour toute la partie historique, à recourir aux autorités contemporaines, à ne pas citer sur la foi d'un tiers, et à ne pas s'exposer ainsi à des inexactitudes qui ont quelquefois pris naissance dans une faute d'impression commise il y a cent soixante ans.
Ces réflexions sont suggérées, ces conseils nous sont dictés par la partie nouvelle du travail de M. Aimé Martin, qui se trouve dans le tome premier, le seul qui ait encore paru. Ce volume ne renferme que trois pièces: la Thébaïde, Alexandre et Andromaque.
Les archives de la Comédie-Française auraient fourni à M. Aimé Martin la date de la première représentation de la première pièce de Racine, la Thébaïde, que ne donne nul éditeur, et que M. Aimé Martin laisse également ignorer à ses lecteurs. Il dit bien, comme ses devanciers, qu'elle est de 1664; mais, en mettant à profit les notes historiques de la Comédie, il aurait été à même d'ajouter qu'elle fut jouée pour la première fois le 20 juin, qu'elle n'obtint que quatorze représentations peu productives à la ville; que Molière, par intérêt pour le jeune auteur qu'il protégeait et à qui il avait même indiqué ce sujet, en lui donnant ou en lui avançant cent louis (1,100 livres alors), la représenta sur le théâtre de la cour, à Fontainebleau, devant Louis XlV et le légat, et au château de Villers-Cotterêts, devant Monsieur, et qu'enfin Racine toucha comme auteur deux parts d'acteur, ce qui ne lui valut que 6 livres pour la quatrième représentation où sa pièce, jouée seule, ne produisit que 150 livres de recette.--Les mêmes archives auraient encore empêché M Aimé Martin d'imprimer que le rôle d'Hemon fut créé par Hébert. C'était Hubert qu'il fallait dire.
Pour Alexandre, il eût, par le même moyen, évité des erreurs toutes semblables. C'est encore par cet Hubert, qui excellait en même temps dans les travestissements en femme et qui créa les rôles de madame Peruelle, madame Jourdain, Belise et la comtesse d'Escarbaguas; c'est encore par cet Hubert, et non, connue l'imprime l'éditeur, par un Imbert, qui n'a jamais figuré dans la troupe de Molière, que fut créé le rôle de Tavile.--Quant à la date de la première apparition de cette tragédie et à la simultanéité des représentations qu'en donnèrent la troupe du Palais-Royal et celle de l'hôtel de Bourgogne, l'éditeur commet encore plusieurs erreurs et confusions, dont il se fût aperçu comme nous en puisant à cette même source, la seule à laquelle on se doive fier. L. Racine avait dit que l'Alexandre fut joué par la troupe de Molière, et que son père donna ensuite cette même pièce aux comédiens de l'hôtel de Bourgogne. M. Aime Martin se livre à des raisonnements et à une interprétation peu exacte d'un passage du gazetier Robinet, pour chercher à prouver que Louis Racine à tort. En cherchant là où nous lui disons, il aurait vu que l'assertion du fils de son auteur était parfaitement fondée, et il n'aurait point imprimé que cette pièce fut jouée, pour la première fois, le même jour, 15 décembre 1665, au Palais-Royal et à l'hôtel de Bourgogne. Cette date du 15 décembre est purement d'imagination. C'est le 4 décembre qu'Alexandre fut représenté, pour la première fois, sur le théâtre de Molière, le registre de sa troupe en fait foi; ce n'est que le 18 qu'il fut donné à l'hôtel de Bourgogne. Voici la mention qu'on lit, à la date du vendredi 18 décembre, jour de la sixième représentation, sur ce registre, tenu par La Grange: «Ce même jour, la troupe fut surprise que la même pièce d'Alexandre fût jouée sur le théâtre de l'hôtel de Bourgogne. Comme la chose s'était faite de complot avec M. Racine, la troupe ne crut pas devoir les parts d'auteur audit M. Racine, qui en usait si mal que d'avoir donné et fait apprendre la pièce aux autres comédiens. Lesdites parts d'auteur furent partagées, et chacun des douze acteurs eut pour sa part 17 livres.»
Après quoi on ne donna plus que trois fois la pièce au Palais-Royal. Tout ceci, on le voit, offrait de l'intérêt et mettait à l'abri d'erreurs dont on ne saurait toujours se préserver en histoire littéraire, quant on procède par des conjectures, même en apparence logiques.
A l'aide de trois cartons, M. Aimé Martin pourra faire disparaître ces erreurs, qui dépareraient le beau travail qu'on est en droit d'attendre de lui. Nous l'engageons en même temps à uniformiser les appellations dont il se sert pour dénommer les actrices Il dit: Mademoiselle Du Parc et madame Molière, mademoiselle De Brie et madame d'Ennehaut. Il faut être conséquent. Ces quatre actrices étaient aussi bien mariées les unes que les autres, et il doit à son choix les appeler, mais l'une comme l'autre, madame, comme on le ferait aujourd'hui, ou mademoiselle, comme on le faisait alors pour toutes les femmes dont les maris n'étaient pas nobles. Molière dit, en parlant de sa femme, dans l'Impromptu de Versailles: «mademoiselle Molière.» Que M. Aimé Martin prenne donc le même parti que Molière.
Tout ceci, on le voit, est facilement remédiable, et nous ne l'avons signalé que parce que nous trouvions là en même temps l'occasion de fournir à l'auteur du travail annoncé une indication qui peut lui être utile. Nous aussi nous avons voulu, ouvrier indigne, apporter notre pierre au beau monument qu'il promet d'élever. T.
La Kabbale, ou la Philosophie religieuse de Hébreux; par A. FRANCK. 1 vol. in-8.--Paris, 1843. Hachette, rue Pierre-Sarrazin, 12.
«Une doctrine qui a plus d'un point de ressemblance avec celles de Platon et de Spinosa; qui, par sa forme, s'élève quelquefois jusqu'au ton majestueux de la poésie religieuse; qui a pris naissance sur la même terre, et à peu près dans le même temps que le christianisme; qui, pendant une période de plus de douze siècles, sans autre preuve que l'hypothèse d'une ancienne tradition, sans autre mobile apparent que le désir de pénétrer plus intimement dans le sens des livres saints, s'est développée et propagée à l'ombre du plus profond mystère; voilà ce que l'on trouve, après les avoir épurés de toute alliage, dans les monuments originaux et dans les anciens débris de la Kabbale.» C'est ainsi que M. Franck caractérise, au début de son ouvrage, la doctrine dont il s'est fait l'historien. Ces quelques lignes que nous venons de citer prouvent assez de quel intérêt doit être pour l'histoire de la philosophie l'étude de cette doctrine. Et pourtant, malgré de nombreux et importants travaux, cette page curieuse était encore à écrire dans l'histoire de la pensée philosophique. Les principaux éléments de la Kabbale étaient, à la vérité, connus des savants, et l'on savait sur quels principes et quelle méthode s'appuyait cette mystérieuse doctrine, qui enseignait l'émanation perpétuelle et infinie de la Divinité dans tout l'être du monde; mais personne, jusqu'ici, n'avait entrepris de donner une exposition régulière et complète du système kabbalistique, de la fonder sur une étude sérieuse des monuments les plus authentiques, et de l'éclairer en la rapprochant de toutes les doctrines qui offrent quelque ressemblance avec elle, comme la doctrine de Platon, celle de l'école d'Alexandrie, celle du christianisme, etc.
M Cousin, présentant le livre du M. Franck à l'Académie des Sciences morales et politiques, disait: «C'est un travail entièrement nouveau. II n'existe en Europe aucun ouvrage sur la Kabbale qui soit digne de faire autorité en France; on n'avait rien écrit jusqu'alors sur cette mystérieuse philosophie. L'un des premiers historiens de la philosophie, Tennemann, faute de connaître les langues hébraïques et syriaques, a été obligé de s'en rapporter à des renseignements quelque peu infidèles M. Franck, qui est israélite, et à qui ces deux langues sont parfaitement familières, a pu étudier dans ces sources le système métaphysique désigné sous le nom de Kabbale...»
L'ouvrage le plus important qui ait été écrit sur la Kabbale, avant celui de M. Franck, la Cabala denudata du baron de Rosenroth, était une œuvre respectable par les travaux et les fatigues qu'elle avait coûtées, utile par les renseignements qu'elle présente, mais bien imparfaite encore. L'auteur se bornait à établir les principes de la doctrine; mais la Kabbale et ses livres ayant été, jusqu'à nos jours, chargés de commentaires, et d'amplifications souvent confondus avec des doctrines étrangères, et enfin faussement interprétés par les dystiques religieux, il y avait à faire un travail d'éclaircissement que la critique encore n'avait point entrepris. On chercherait vainement dans les historiens de la philosophie, Brucker, Tennemann et les autres, des données plus exactes et plus complètes que celles du baron Rosenroth.
Il faut donc reconnaître que, sur ce point obscur et intéressant de l'histoire de la pensée philosophique, il existait une grande lacune, et nous devons remercier M. Franck de l'avoir si bien comblée. Cette sûreté de méthode et de critique, cette clarté et cette régularité d'exposition qu'on chercherait en vain dans tous les travaux qu'a déjà suscités la Kabbale, se rencontrent ici au plus haut degré. M. Franck a puisé aux sources les plus pures, et il examine en détail les deux livres, qui sont les monuments les plus authentiques de la Kabbale, c'est-à-dire le Sepher ietzirah (livre de la Genèse) et le Zohar la lumière. Après avoir discuté l'authenticité de ces livres, l'auteur nous en donne de longues et lumineuses analyses, et, par là, nous fait connaître la doctrine kabbalistique dans tout ce qu'elle a d'essentiel et d'original.--Telles sont les parties les plus importantes du travail de M. Franck. Mais le savant historien ne s'est pas borné là: à ces deux premières parties, il en a ajouté une troisième sur l'origine et l'influence de la Kabbale aux diverses époques qu'elle a traversées. Nous y trouvons cette doctrine comparée successivement aux systèmes antérieurs et contemporains qui ont avec elle quelques points communs; d'abord la religion des Chaldéens et des Perses, puis la philosophie de Platon, celle des alexandrins, et enfin les doctrines religieuses du christianisme.
«Donc d'un esprit éminemment critique, d'une grande intelligence dans les matières de philosophie, M. Franck a pu discuter l'authenticité des pages qu'il déchiffrât, rechercher l'origine des opinions dont il s'est fait l'interprète, et en apprécier la valeur philosophique.» Nous n'ajouterons rien à cet éloge que M. Cousin a donné à l'auteur du livre sur la Kabbale. M. Franck ne pouvait en espérer un qui fût plus flatteur pour son livre et pour lui.
L'Académie des Sciences morales et politiques avait entendu déjà, sous la forme de mémoire, les deux premières parties du travail de M. Franck. Elle avait donc pu apprécier par elle-même la valeur et la science de l'auteur; et, lorsqu'une place s'est trouvée vacante dans son sein, elle a fait un acte de justice en y appelant M Franck, dont la réputation de savant est déjà populaire, et dont le nom va s'attacher à l'importante publication de l'Histoire des Sciences philosophiques. O.G.
Les Duranti par M. LEROYER DE CHANTEPIE. 2 vol. in-8.
Hippolyte Souverain, éditeur, rue des Beaux-Arts, 5.
Le titre de ces volumes n'indique pas ce qu'ils contiennent. Les Duranti sont un petit roman qui n'occupe que la moitié du tome premier. Cinq autres nouvelles complètent les deux volumes; en voici les titres: Zinetta, Karl Sand, les Deux Sœurs, Leona, Rose et Gatien. On ne sait pas le motif qui a pu engager l'auteur à dissimuler la variété de cette publication, à moins qu'il n'attache à ce titre de Duranti une valeur commerciale supérieure à celle des titres que nous venons de citer. C'est un calcul bien profond; nous avons aujourd'hui des libraires qui feraient des hommes d'état incomparables. Il serait à souhaiter que toute cette habileté ne se dépensât point uniquement à composer deux volumes de romans variés, n'ayant aucun rapport entre eux, sous un titre aussi piquant que Les Duranti. Un peu de cette habileté ménagée pour la surveillance de leurs épreuves et la correction des bévues grammaticales des imprimeurs au rabais qui fabriquent des livres aux environs de Paris, serait un service à rendre aux auteurs et au public, même à ce public peu grammairien qui s'abonne aux cabinets de lecture. L'auteur des deux volumes que nous annonçons ne peut être rendu responsable des fautes qui déparent son ouvrage. Ce n'est pas lui, assurément, qui écrit tant qu'à, au lieu de quant à. Son style est correct et annonce un écrivain qui sait sa langue, comme ses nouvelles attestent en lui de l'invention, de l'esprit, et tout ce qui donne de l'intérêt à ce genre de composition, si abondant et à la fois si stérile dans le temps présent.O.
Le Journal des Économistes, revue mensuelle de l'économie publique des questions agricoles, manufacturières et commerciales. 3e année, n. I.--Paris, décembre 1843. Guillemin, 30 fr. par un.
Le Journal des Économistes commence sa troisième année avec le mois de décembre 1843. Le nouveau recueil mensuel a tenu les promesses, de l'introduction de son premier numéro. Il s'est mêlé à toutes les discussions des questions agricoles, manufacturières et commerciales qui ont agité le pays et les chambres; il a pris un rang distingué dans la presse parisienne. Le numéro de décembre, 1er de la 3e année, contenant outre une introduction, un bulletin économique, un bulletin bibliographique, et une revue des travaux de l'Académie des Sciences morales et politiques, les articles suivants. Formation d'un projet de loi relatif aux brevets d'invention, par M. Renouard..............
[Note du transcripteur: Le reste de cette colonne, soit environ 8
lignes, est tellement endommagé dans le document qui nous a été
fourni, qu'il est impossible à déchiffrer.]