Cendrillon, tableau de M. James Bertrand.
On se rappelle les succès obtenus, pendant ces dernières années, par la Virginie et l'Ophélie du même auteur. M. James Bertrand se plaît, à retracer les images de ces héroïnes de la poésie ou du conte, et son gracieux talent se plie merveilleusement à la représentation des types consacrés de la légende poétique ou enfantine. Voyez cette pauvre Cendrillon, tristement assise auprès de l'âtre ou pétille le feu de la cuisine; elle a interrompu sa besogne, ses mains sont retombées sur l'assiette qu'elles tenaient, et son œil mélancolique erre vaguement dans les espaces mondains à peine entrevus, où ses orgueilleuses sœurs étalent les charmes de leur insolente beauté; tous les détails sont justes et appropriés au sujet, jusqu'à cette pantoufle tombée à terre qui laisse voir à nu le petit pied que Perrault a rendu immortel. Il semble que la fée bienfaisante va paraître et compléter l'illusion.