LES BUREAUX DE PLACEMENT

Fantaisiste.

1re Dame.--Vous n'avez pas idée, ma bonne madame ma chère, de ce que cette fille buvait, j'ai dû la mettre à la porte immédiatement et je vais de ce pas au bureau de placement pour en avoir une autre.

2e Dame.--Tout comme moi, chère amie, imaginez-vous que... (elle lui parle bas à l'oreille).

1re Dame, (l'air stupéfait et scandalisé).--Que me faites-vous l'honneur de me dire?

2e Dame.--C'est comme cela; et vous comprenez que je ne fais qu'un saut au bureau de placement.

Tel est le dialogue qui se reproduit cent fois par jour à Paris, où deux mille bureaux de placement s'occupent de réappareiller maîtres et domestiques, dans un perpétuel va-et-vient ménager.

Le bureau de placement! Qui de vous, lecteur, ne passe à chaque instant, et sans y faire attention certainement, devant une plaque en tôle peinte en rouge, fixée au coin de l'entrée d'une maison, et sur laquelle sont collées de minuscules bandes de papier blanc, tranchant sur la couleur crue du fond et remplies de gribouillage: offres et demandes d'emplois, avec le mot: Agence, maison de confiance, en plus gros caractères au-dessus?

C'est là le bureau de placement, l'intermédiaire obligé entre le tyran et l'esclave à la recherche l'un de l'autre.

Pas banal du tout, le bureau de placement pour qui l'étudie. Boutique, bureau ou salon, suivant la caste qui y trafique, c'est l'endroit où se dévoilent, criés ou potinés, babillés ou sussurés, tous les secrets des ménages, tous les dessous de la vie d'intérieur; où les faiblesses de madame, les petits côtés de monsieur, sont épluchés, commentés, grossis, parmi un bruit de voix traînantes, monotones, et dans un relent légèrement graillonneux de parfumerie frelatée.

En voici un que notre dessin nous montre; entrons-y tout de suite, et examinons. Nous sommes dans le quartier des Halles. Dans une ruelle; au fond, la plaque traditionnelle, avec une main indicatrice, l'index tendu: L'Agence est au second. Escalier sombre, jour gris; au second, une porte au loquet noirci par des générations de doigts gras. Poussons-la. Un brouhaha de conversation s'arrête brusquement, et un flot de têtes curieuses s'avancent, le cou tendu, pour regarder le visiteur.

L'intérieur est crépi à la chaux, un banc de bois court le long du mur, sur lequel de larges traînées grises montrent les places des dos qui s'y sont appuyés.

D'un coup d'œil nous pouvons tout embrasser. Elles sont là, les filles sans place, attendant leur tour d'inscription; et c'est, dans le demi-jour triste et gris de la pièce, une alignée de têtes en cheveux, aux figures balourdes ou chafouines, rougeaudes ou blêmes, aux yeux battus, sortant, blanchies par la poudre de riz douteuse, d'un linge plus douteux encore.

Un bureau populaire (quartier des Halles).

En terme de métier, c'est ce qu'on appelle la viande, attendant l'acheteuse où l'acheteur, et dans les murmures des conversations reprises, dans les piétinées impatientes, les respirations anxieuses sifflent, les cous se dressent, les échines se tendent dans la direction du fond, où, derrière un bureau boiteux, le patron, dont on n'aperçoit que le crâne chauve qui brille, la tête penchée sur son registre visé par la police, va les inscrire tour à tour.

L'ensemble est sale et triste parmi le désordre des malles traînant dans la chambre, et les affaires n'ont pas l'air d'aller toutes seules. Nous sommes, en effet, ici dans les bas-fonds de la profession.

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Hier encore bookmaker, ainsi que l'indiquent les gravures de courses clouées au mur, au-dessus de son bureau, le patron a quitté son métier devenu improductif et, à la hâte, a transformé son usine à paris en agence, où, en désespoir de cause, sont venues s'échouer toutes les épluchures du panier: filles de campagne épaisses, ne sachant ni lire ni écrire, servantes de brasseries ou d'estaminets, au nez en trompette, aux cheveux ébouriffés, dorés encore par place sous un restant de teinture, toutes filles enfin d'un placement improbable, difficile, dont la profession des maîtres qu'elles quittent ou qu'elles recherchent se reconnaît aux certificats faits avec des encres, des écritures et des orthographes fantaisistes, en des libellés prétentieux, qu'elles présentent, déchirés et graisseux, pliés ensemble dans un morceau de journal.

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Sortons vite, et continuons notre étude, mais dans un milieu plus relevé. Notre dessin nous montre, comme contraste, l'intérieur d'un bureau de placement mondain.

Ici, c'est tout différent. Nous sommes dans la rue Saint-Honoré, dans une maison d'apparence bourgeoise et propre dont la devise, on le sent dès l'entrée, est: silence et discrétion.

D'abord, pas de domestiques qui attendent dans l'antichambre; à peine une ou deux ombres aux profils discrètement perdus, et c'est tout.

Le bureau lui-même est dans un salon bourgeois, une sorte d'intérieur de vieille fille. La directrice et sa secrétaire, assises devant une table, causent à voix basse de leurs petites affaires dans le silence, interrompu seulement par le grincement des plumes de deux employées qui écrivent, le tic-tac de la pendule, et le bruit lointain d'un orgue de l'Oratoire, dont le massif de pierre se montre par la baie de la fenêtre du fond.

Classique

Écoutons-les causer et nous allons connaître le tout-Paris des gens de maison.

Eh bien, là aussi, il paraît que les affaires ne vont pas très bien et nous entendons des plaintes au sujet de la noblesse, de la bourgeoisie et du petit commerce, les trois genres de clientèles de la maison. La noblesse d'abord: pour l'antichambre il y a deux sortes de noblesse: la noblesse impériale et la noblesse légitimiste.

En ce qui concerne la première, souvenirs et regrets; et quels regrets! car c'était elle qui menait tout le train, d'un luxe fou. On avait alors au moins dix domestiques dans une maison: un maître-d'hôtel, quatre valets de pied, une première, une deuxième et une troisième femme de chambre, un chef de cuisine enfin avec son aide; ce personnel, sauf le cocher qui se plaçait par l'intermédiaire du carrossier, était du ressort du bureau de placement, à raison de 5% de remise sur les appointements de l'année. Et cela allait et venait sans cesse, des familles entières arrivant, attirées par les fêtes de la cour, se montant une maison complète pour quelques mois seulement et payant sans compter et sans marchander.

Tout cela a disparu emporté par la tourmente, tarissant ainsi la source des gros profits. Il n'est pas aujourd'hui jusqu'aux ambassades qui n'aient en grande partie supprimé leurs livrées.

Un bureau mondain (quartier Saint-Honoré).

Quant à nos gouvernants actuels, ils sont presque tous en location. Bref, il ne reste plus que la noblesse légitimiste, bien diminuée, paraît-il, aussi. Il y a à peine sept à huit grandes familles montées et qui reçoivent encore, le reste passe la plus notable partie de l'année en voyage, à Nice, Cannes, Londres, ou dans des terres qui ne rapportent presque plus rien, mais qui, en revanche, prennent souvent le bénéfice du placeur.

C'est de sa terre, en effet, ou du village à côté, que la comtesse ramène sa domestique, fille du fermier, du garde-chasse du bon vieux temps, en retraite aujourd'hui.

La comtesse l'a vue naître, quelquefois même l'a tenue sur les fonts baptismaux; elle s'est attachée à l'enfant des champs qui, de son côté, a pour elle une affection presque filiale faite de respect et d'amitié. Le père l'a sans crainte confiée, comme elle a, sans hésiter, suivi celle qu'elle regarde comme sa maîtresse née.

Trop jolie.

Le ménage que l'on ne sépare pas.

Toute la noblesse, cela se comprend, ne prend pas ses filles de service à la campagne, et à cette clientèle spéciale du bureau de placement correspond un personnel spécial aussi, dont nos dessins vont nous montrer les types.

Le type classique d'abord. Regardez-la, c'est la vraie domestique à la figure froide, d'une distinction un peu fruste avec ses bandeaux plats à la vierge sous le bonnet blanc. Droite, les mains dans le rang, écoutant l'ordre donné sans regarder le maître, taillée plate, à la hache, dans des vêtements noirs serrés. Admirablement dressée et stylée, elle reste dans le faubourg, quoique moins payée peut-être, parce que la maison est sûre, les maîtres bons, le travail peu fatigant; qu'elle y est en contact avec des domestiques de son rang et qu'enfin elle s'y perfectionne encore sous la direction d'un maître d'hôtel hors de pair.

La première question qu'on lui a posée, avant même de l'inscrire au bureau de placement, est: «Êtes-vous catholique? Vous savez, dans la maison où vous allez, maigre et la messe?» Elle le sait et elle est catholique; française, s'il n'y a pas d'enfants dans la maison; allemande, s'il y en a: nous verrons tout à l'heure pourquoi.

Nous en avons fini avec le premier genre de clientèle, maîtres et domestiques, du bureau de placement mondain: passons au second.

Nous avons affaire à la bourgeoisie domiciliée aux Champs-Elysées et au parc Monceau. Elle se compose de gros banquiers, en général israélites, de médecins ou d'avocats célèbres, de demi-mondaines ou d'actrices en renom. Moins de sévérité, de grandeur et de tenue dans la maison; luxe solide, mais plus criard: nous trouvons ici le groom, et la domestique qui a suivi toute la filière: bonne à tout faire d'abord, puis petite cuisinière avec deux à trois domestiques seulement, enfin cuisinière de cercle, pendant un temps plus ou moins long, pour finir cordon bleu chez le gros bourgeois.

Cette catégorie de domestiques ne va pas en général de l'autre côté de l'eau, et réciproquement. Elle change plus souvent de maison, et, quoique plus payée, tient moins à ses maîtres qui tiennent aussi moins à elle.

On trouve là, à côté de la fille qui exige ses soirées libres, la maîtresse qui ne la veut pas trop grande, parce que ses plafonds sont bas; qui la demande maigre, parce que l'escalier de service est étroit; blonde, parce qu'elle est brune; celle enfin qui, comme le représente le dessin ci-dessus, la refuse malgré les excellents certificats qu'elle lui tend, parce qu'elle est... trop jolie. Dame! elle a deux fils qui viennent de sortir du lycée, et puis son mari... N'insistons pas.

C'est dans ce milieu aussi que se rencontre et se recrute le couple qu'on ne sépare pas.

Regardez-les, côte à côte, lui petit, étriqué et maigrichon, la figure légèrement couperosée, le regard fuyant et faux, les joues ornées de favoris en côtelettes, grisonnants. Tout de noir habillé, avec un pardessus gris passé, le chapeau melon à la main, il a l'air obséquieux et béat. Elle, par contre, grosse et forte, sorte de virago mafflue. Les deux extrêmes se sont réunis, pis encore, mariés, pour fondre diverses qualités ou plutôt divers défauts en un tout pratique. Ils ne se séparent jamais, et entrent ensemble dans la maison où peu à peu ils seront les maîtres, voleront discrètement et d'où ils se retireront après fortune faite.

( A suivre.)

Hacks.

M. DECK Directeur de la manufacture de Sèvres, récemment décédé.--Phot. Fritz Luckhardt.

COMÉDIE-FRANÇAISE.--«Grisélidis», mystère en trois actes,
de MM. Armand Silvestre et Eugène Morand. L'oratoire de Grisélidis:
Grisélidis (Mme Bartet) et le marquis de Saluces (M. Sylvain) retrouvant Loys.

Comédie-Française: Grisélidis, mystère en trois actes et en vers libres, par MM. Armand Silvestre et Eugène Morand.

Vous connaissez le fabliau de Grisélidis: Boccace vous l'a raconté à sa façon; Perrault à sienne. M. Armand Silvestre vous le dit à sa manière. Histoires des temps passés, vous ne retrouverez plus la naïveté avec laquelle vous avez été contées pour la première fois, parce que vous ne rencontreriez plus la simplicité des esprits qui vous écoutaient; mais tout ce que le charme, la grâce et la poésie peuvent donner à un récit des anciens jours sera mis à vos ordres, de telle sorte que vous trouverez encore des auditeurs pour vous applaudir!

Il y avait donc un marquis de Saluces qui, en se promenant dans ses domaines, rencontra une pastourelle qui avait nom Grisélidis. La jeune fille était si vertueuse et si belle qu'il l'épousa; elle lui donna un fils qui avait nom Loys, et, comme la guerre l'appelait à la Croisade, il partit contre les mécréants de Tunis et des pays d'Afrique. Voilà ce que vous apprennent les serviteurs du marquis dans cette salle de son château féodal assis sur le bord de la mer. Très curieuse cette salle avec sa fresque représentant Ève tentée par le serpent; avec son autel en bois surmonté d'un tryptique, et, au milieu, la statue de sainte Agnès la patronne se détachant dans sa niche. La servante Bertrade est à son rouet et psalmodie sa chanson pieuse. L'homme d'armes qui entre est le vieux Gondebaud que suit le hérault du marquis et qui vient inviter son maître à se préparer au départ. Il arrive, le marquis, tout à son Dieu, tout à son roi, mais bien marri de quitter son enfant et sa femme. D'autant plus que le prieur, loin de le réconforter, lui dit des paroles de découragement et de désespérance. Grisélidis est bien pure, Grisélidis est bien chaste, mais elle est femme et le diable est bien fin. Rien n'atteint le marquis dans sa confiance dans sa femme. Quant au diable, il n'y croit guère et il suffirait de la pureté de Grisélidis pour le mettre en déroute, si toutefois le démon tentait la lutte avec l'ange.

Voilà un propos bien fait pour piquer l'amour-propre du diable, lequel sort de la base de l'autel de Sainte-Agnès, qui lui sert de cachette. Pauvre diable qui, lui aussi, a ses misères. Il est marié, et sa femme le fait enrager. Le marquis de Saluces n'est pas peu étonné de se trouver face à face avec le démon qui le voyant incrédule lui propose une gageure. Il parie que pendant l'absence de son époux il mènera la marquise à mal, et le marquis, sûr de sa femme, parie avec le démon; il lui donne même son anneau pour gage. Nous allons, dès maintenant, assister au combat préparé par le diable contre la vertu de Grisélidis et suivre les fourberies du Malin qui égayent cette histoire.

Il faut avouer qu'il n'est pas des plus ingénieux, ce diable, et qu'il n'a guère dans son sac que les tours depuis longtemps en usage dans sa famille. Le premier serment de la marquise envers son époux, c'était l'obéissance.

Avec le concours de sa femme Fiammina, le diable se fait fort d'avoir raison de Grisélidis, sur ce point. Le voilà, il est déguisé en marchand d'esclaves; il revient du Levant où il a vu, dit-il, le marquis, lequel lui a acheté cette belle personne que le diable présente à Grisélidis et qui par l'ordre du maître devient la maîtresse au château. Il faut que la marquise se démette; ainsi le veut le marquis, et, pour prouver ses pouvoirs d'ambassadeur, le marchand montre à la marquise l'anneau du marquis. Grisélidis a le cœur déchiré, mais elle obéit; elle donne tous ses bijoux à cette belle esclave qui n'est autre que la femme du diable, qui a prêté son appui à son mari pour cette aventure; Grisélidis l'invite à commander désormais. Le diable en est donc pour sa peine, et la marquise triomphe de lui par son obéissance.

Alors, le diable se souvient du pouvoir magique de Méphistophélès sur Marguerite et il évoque l'amour dans la personne d'Alain, un jeune clerc, qui soupirait pour Grisélidis avant qu'elle fût devenue châtelaine et qui, par une de ces nuits étoilées et enflammées où les cœurs sont à l'amour, lui rappelle les beaux jours de leur jeunesse. A cette évocation les sens de la marquise se troublent; le diable est sur le point de gagner son pari, lorsque le petit Loys accourt: la mère est sauvée par l'enfant. Le Malin est encore vaincu.

Il ne lui reste plus que la force, qu'à cela ne tienne! il fera enlever la marquise par des corsaires. Les pirates se trompent: à voir Fiammina si bien, si richement habillée, ils la prennent pour la marquise et l'emmènent à bord. Ce que voyant, le diable furieux emporte l'enfant. Il tient désormais Grisélidis par l'amour maternel. Si elle veut ravoir son fils, cela ne dépend que d'elle. Le chef des pirates, épris de sa beauté, le lui rendra. Mais le chef des forbans a disparu, et, entre temps, le duc est de retour de la croisade. Sous un nouveau déguisement:--car le diable sort de toutes les boîtes.--Le démon fait au marquis de méchants rapports sur sa femme. Ce mari peu confiant va prêter l'oreille à la calomnie qui est un des moyens les plus puissants de l'esprit infernal, lorsque Grisélidis paraît. Les deux époux s'entendent facilement dans l'effusion de leur tendresse, mais le diable se croit toujours triomphant, il a Loys entre ses mains.

Quelle force humaine pourrait le lui arracher? aucune. Il ne reste plus que les puissances surnaturelles. «Dieu prodigue ses biens à ceux qui font vœu d'être siens», a dit La Fontaine; et miracle! pendant que les deux époux sont agenouillés aux pieds de la patronne, et prient, la croix placée sur l'autel s'illumine, le tryptique s'ouvre, et sainte Agnès leur montre Loys endormi à ses pieds. Un cantique a dit: «Le paradis de l'enfant est aux genoux de sa mère.»

Telle est cette histoire de Grisélidis, ou plutôt ce mystère de la pureté de la femme que MM. Armand Silvestre et Eugène Morand nous ont raconté en vers exquis et que le Théâtre-Français a mis en scène avec un soin et un goût irréprochable. Une évocation du moyen-âge dans les costumes et dans les décors, à ce point que nous n'avons rien vu encore qui lui soit comparable.

C'est Mlle Bartet qui fait Grisélidis, elle y est ravissante; Mlle Moreno est bien jolie dans Bertrade, sous sa robe collante et sous sa tourte blanche. Mlle Lynnès, la Fiammina du diable, a beaucoup de gaieté et d'entrain dans ce personnage, complice de toutes les diableries de son époux. Mlle Ludwig est charmante dans le prologue et dans l'épilogue de la pièce. Je citerai M. Lambert fils, M. Leloir et M. Laugier excellents dans des rôles secondaires. M. Coquelin cadet fait le diable en tout ceci avec une fantaisie et une verve comique des plus entraînantes. J'ai entendu critiquer autour de moi certaines parties de son rôle qui font un singulier contraste avec le ton général de la légende poétique; mais allez donc reprocher à M. Armand Silvestre ses excentricités? Il vous répondrait que la gaieté a ses droits même en un sujet sérieux. M. Silvain est un marquis de Saluces d'une dignité parfaite et dont la belle voix fait sonner les beaux vers du poète.

Il y aurait injustice à oublier, dans cette distribution d'éloges des plus mérités, M. Léon, Je sais plus d'un compositeur, et je parle des meilleurs, qui signerait les morceaux dont M. Léon a agrémenté cette légende, surtout celui qui accompagne par un solo de violoncelle le duo ravissant d'Alain et de Grisélidis.

M. Savigny.