M. BOULIGUINE
L'un des événements importants de la semaine politique, en Russie, a été la nomination de M. Bouliguine au ministère de l'intérieur que laissait vacant la démission du prince Sviatopolsk-Mirski.
M. Bouliguine aurait, dit-on, manifesté peu d'enthousiasme à accepter cette nouvelle et difficile fonction. On le représente comme un administrateur habile et un fort honnête homme, sans desseins politiques bien arrêtés.
Il a été pendant dix ans gouverneur de Moscou, puis adjoint, comme sous-gouverneur général, au grand-duc Serge. Ce poste ayant été supprimé, M. Bouliguine avait été appelé au conseil de l'empire et son arrivée au ministère, après la nomination du général Trepov comme gouverneur de Saint-Pétersbourg, semble démontrer que l'influence du grand-duc Serge est toujours dominante. On en arrive donc à craindre ou bien une réaction, ou un piétinement sur place.
L'«ILLUSTRATION» AU-DEVANT DU GÉNÉRAL STOESSEL
Le général Stoessel, Mme Stoessel et un grand nombre d'officiers russes, ramenés en Europe par l'Australien, de la Compagnie des Messageries maritimes, vont arriver incessamment à Aden.
C'est là que nous avons envoyé, au-devant des héros de Port-Arthur, notre collaborateur L. Sabattier.
Habile reporter et à l'occasion photographe, en même temps que dessinateur de grand talent, M. L. Sabattier, qui prendra passage sur l'Australien, y recueillera tous les éléments d'un supplément sensationnel que nous espérons pouvoir offrir à nos lecteurs dans notre premier numéro de mars.
LA REPRISE D'«ANGELO» AU THEATRE SARAH-BERNHARDT
Mme Sarah Bernhardt (la Tisbé) et M. de Max (Homodeï).
Phot. Manuel.]