LE RAIDISSEUR "PARFAIT"
Le tendeur de fils que nous décrivons à nos lecteurs possède de remarquables qualités de légèreté et de commodité; rien n'est d'ailleurs plus simple que son emploi et sa construction.
Ce raidisseur est formé d'un seul morceau de fil d'acier, plié de façon à présenter une boucle entre deux branches droites, perpendiculaires entre elles, l'extrémité de la grande branche formant une sorte de crochet.
Ce raidisseur existe en deux modèles différents:
Dans le modèle fermé, les deux branches se touchent, tandis que, dans le modèle ouvert, elles laissent entre elles un certain espace.
Pour utiliser ce raidisseur, on fait passer le fil à tendre dans la boucle. Pour cela, si le fil à tendre a un bout libre, on passe ce bout libre directement dans la boucle d'un raidisseur, fermé ou ouvert, et on l'attache ensuite au point qui doit le recevoir. Si, au contraire, le fil à tendre est déjà attaché à ses deux extrémités, on introduit ce fil dans la boucle d'un raidisseur ouvert en le faisant passer entre ses deux branches (fig. 1).
Saisissant ensuite la grande branche, en fait tourner le raidisseur, en ayant soin, si cela est nécessaire, de pousser un peu avec le doigt le fil à tendre, de manière que ses deux brins viennent s'enrouler sur la petite branche (fig. 2).
Lorsque la tension voulue est obtenue, on arrête le raidisseur en plaçant le crochet qui se trouve à l'extrémité de la grande branche à cheval sur l'un des brins du fil (fig. 3).
Ce raidisseur peut aussi être employé à l'établissement de ligatures, soit pour attacher un fil à une partie fixe, anneau, poteau, etc., soit simplement pour former une boucle au bout d'un fil. Pour cela, on passe le bout du fil dans la boucle d'un raidisseur et l'on fait tourner ce raidisseur autour du fil: le bout s'enroule régulièrement, formant une ligature régulière, courte et très solide (fig. 4).
Ce nouveau raidisseur est très bon marché; étant fabriqué d'une seule pièce et en fil d'acier extra résistant, il est très robuste et ne présente aucun risque de casse ou de détérioration quelconque.
Léger et peu volumineux, il est d'un transport facile.
Sa mise en place est des plus simples et n'exige l'emploi d'aucune clef.
Il n'y a aucune ligature à faire pour attacher le raidisseur, ni aucune broche à poser pour le maintenir en place.
Le fil à tendre s'enroule sur une partie cylindrique de diamètre assez faible; la tension s'opère régulièrement et d'une façon continue. On peut, sans grand effort, la pousser à la limite et arriver à rompre le fil. On peut l'arrêter juste au point voulu, puisque, à chaque demi-tour, on peut arrêter le raidisseur.
Lorsqu'un fil est tendu depuis un certain temps et que la dilatation ou la charge des fruits ont amené son allongement, on le retend avec la plus grande facilité, en faisant faire au raidisseur un demi-tour, ou un ou plusieurs tours.
Le raidisseur fermé ne peut pas être enlevé sans couper le fil qu'il tend.
Le raidisseur ouvert peut se poser sur un fil déjà en place, sans qu'il soit besoin ni de le couper ni de le détacher.
Il se pose sur la ronce artificielle aussi facilement que sur un fil simple et exactement de la même façon.
Lorsqu'on veut enlever un raidisseur posé, il est facile de le débarrasser du fil enroulé dessus, en faisant glisser ce fil sur la petite branche, après l'avoir coupé dans la partie qui passe dans la boucle.
La rouille n'influe pas sur le fonctionnement de cet appareil.
Le prix des raidisseurs variant de 7 à 80 francs le cent, suivant dimensions, prière, pour tous renseignements, de s'adresser à M. Aufort, ingénieur à Vierzon (Cher).
(La ronce artificielle se tend avec des raidisseurs n° 3 ou n° 4, valant 15 et 25 francs le cent.)
L'"IDÉAL"
L'«Idéal», tel est le nom donné par son inventeur à la nouvelle brosse à barbe que nous décrivons à nos lecteurs. L'«Idéal» est un blaireau fort commode, en ce sens qu'il empêche radicalement le savon de se répandre le long de la monture, inconvénient qui oblige la personne se servant des blaireaux ordinaires à s'essuyer constamment les mains, mouillées de savon. D'autre part, ce dispositif permet de poser le blaireau tout debout, au lieu de le placer dans un bol, d'où il peut s'échapper et se détériorer à terre, et dans lequel tout au moins il abîme son bouquet.
Ces résultats avantageux sont très simplement obtenus. Le manche ordinaire du blaireau est entouré d'une enveloppe tubulaire plus grande, formant un godet dont le blaireau occupe le centre. Ce godet reçoit, sans pouvoir le transmettre à l'enveloppe extérieure, le savon qui s'écoule le long des parois. Cette enveloppe se visse et se dévisse à volonté sur le manche pour permettre un nettoyage à grande eau, qui est des plus aisés.
Les deux types du blaireau l'«Idéal».
La figure ci-dessus permet de se rendre compte de la disposition de cet ustensile.
Pour se procurer «l'Idéal», dont le prix de vente est de 13 francs la douzaine, s'adresser à M. Mignonac-Dret, 9, rue des Trois-Bornes, Paris.