L'arbre à crayons.

L'arbre dans le quel on découpe les crayons tend à disparaître: on en consomme trop. C'est un cèdre rouge, haut de 20 à 25 mètres, jadis très abondant en Amérique où il croît du golfe du Mexique au Canada et de l'Atlantique aux Rocheuses et au Texas, en dégénérant de qualité du sud au nord et de l'est à l'ouest. Jusqu'ici, la Floride fournissait le bois des trois quarts des crayons qui se consomment dans le monde; mais ses réserves commencent à s'épuiser et le gouvernement des États-Unis se préoccupe de la situation. D'ailleurs, tout en préférant les climats chauds, l'arbre s'accommode de latitudes fort différentes; quelques plantations faites en Allemagne par M. Faber, il y a une trentaine d'années, ont assez bien réussi.

Ajoutons que ce bois dont la fibre douce, homogène et parfumée est si agréable à caresser avec le canif, présente en outre des qualités de solidité qui le font aussi rechercher pour les poteaux télégraphiques, les constructions navales, les traverses de chemins de fer, l'ébénisterie, etc. La crise, dès lors, s'explique mieux.