UN MOIS A PÉKIN

L'abondante moisson de dessins, de photographies et de notes, qu'a rapportée de son voyage à Pékin notre collaborateur L. Sabattier, attendait, depuis quelques mois, que l'actualité lui fît un peu de place: la guerre des Balkans, avec son cortège à images héroïques ou lamentables, renvoyait de semaine en semaine la publication de cette série d'articles illustrés, que nous commençons enfin aujourd'hui. C'est la Chine nouvelle, en pleine crise de modernisation, avec ses savoureux contrastes, ses oppositions pittoresques, son charme permanent, qu'à peinte Louis Sabattier: ses croquis, où l'on retrouvera, transformée, et plus séduisante que jamais, sa verve parisienne, n'ont rien perdu, depuis l'été dernier, de leur vivant intérêt; et, tout en maniant le crayon et le pinceau, voire l'objectif, l'artiste, observateur amusé des spectacles qui se présentaient à lui, a pris le temps de rédiger des notes alertes et familières où se joue le plus malicieux humour. Ce premier article, daté de Tien Tsin, ne comporte que des dessins et clichés en noir; mais, dès le second, les pages de L. Sabattier sur son séjour d'un mois à Pékin contiendront une suite de reproductions en couleurs.