LE COLONEL GUISE
L'un des officiers attachés à la personne du président de la République, M. le colonel Guise, vient de succomber aux suites d'un terrible accident.
Le colonel Guise.--Phot. Sazerac.]
Il passait à cheval, samedi dernier, sur le cours la Reine quand, aux approches de la place de l'Alma, sa monture, effrayée par une automobile, s'emballa et, après un brusque écart, fit panache et se tua. Le cavalier, fut projeté la tête en avant sur la bordure du trottoir.
On releva, inanimé, le colonel Guise qu'on transporta dans une pharmacie voisine d'où, par les soins de M. Collignon, secrétaire général de la présidence, il fut conduit au Val-de-Grâce. Là, au premier examen, on constata une fracture du crâne. L'opération du trépan s'imposait: le médecin principal Ferraton et M. Reverchon, médecin-major, y procédèrent. Mais le malheureux colonel ne reprit qu'à peine ses sens, et lundi, après deux jours d'agonie, il succombait.
Le colonel Guise s'était acquis, dans ses fonctions à l'Elysée, beaucoup de cordiales sympathies. 11 était né à Hesdin, dans le Pas-de-Calais, en septembre 1861. C'était un cavalier accompli, que ses qualités de sportsman avaient désigné comme organisateur des chasses présidentielles. Sa mission allait prendre fin avec la retraite de M. Fallières, et il venait d'être promu colonel et affecté au 5e cuirassiers, à Saumur.