LES BIENFAITS DE L'ANNONCE
Sans empiéter jamais sur notre texte et nos gravures, sans se confondre jamais avec nos pages littéraires, artistiques ou documentaires, l'annonce s'est développée, sous la couverture de L'Illustration, comme le journal lui-même. Non seulement elle nous a fourni des ressources importantes, dont nos abonnés ont bénéficié sous toutes les formes qui viennent d'être rappelées, mais elle a ajouté--ce n'est pas là une assertion paradoxale--un élément d'intérêt à notre publication.
L'annonce, non déguisée, telle que nos annonciers la comprennent, s'est faite variée, ingénieuse, afin d'attirer l'attention du public; les fautes de goût y sont assez rares; elle est le reflet de l'esprit commercial français. Des abonnés de l'étranger (L'Illustration en compte près de 30.000) nous ont écrit: «Combien vos annonces elles-mêmes nous intéressent et nous sont utiles! Grâce à elles, nous faisons chaque semaine comme une promenade dans les rues de. Paris.»
Et nous connaissons des collectionneurs qui font relier, avec L'Illustration, non pas toutes les pages d'annonces (les volumes seraient trop gros), mais des pages choisies, typiques. Augmentée de ces documents caractéristiques sur notre époque, leur collection ne sera-t-elle pas plus intéressante pour leurs petits-fils? Et n'acquerra-t-elle pas une véritable plus-value bibliographique?
Plus d'un million de francs étant prélevés, chaque année, sur le produit des pages d'annonces pour maintenir et accentuer les améliorations dont ont bénéficié nos abonnés, ceux-ci ne s'étonneront certainement pas que nous leur demandions de contribuer directement cette fois à une amélioration nouvelle.