PENDAISONS A CONSTANTINOPLE

On sent dans les événements qui se succèdent à Constantinople depuis le meurtre du grand vizir la marque d'un gouvernement énergique. Arrestation, jugement, exécution, le châtiment a suivi le crime de façon soudaine. La mort de Mahmoud Chefket n'aura rien changé à la situation intérieure de la Turquie et plutôt consolidé qu'affaibli le cabinet.

Jeudi 19 a commencé le procès des assassins devant la cour martiale. Le nombre des accusés s'élevait à 38, dont 24 présents, les autres en fuite. Ils ont fait des aveux complets.

Capitaine Kiazim effendi. Muhib bey.

Lieut. de vaisseau Chefki. Lieut. de caval. Mehmed Ali. Zià bey. Topal Tewfik. Djevad.
LES AUTEURS OU COMPLICES DU MEURTRE DU GRAND VIZIR MAHMOUD CHEFKET.--Sept des douze condamnés qui ont été pendus le 24 juin, sur la place Bagadiz à Constantinople (photographiés après leur arrestation).

Le 23, douze des accusés étaient condamnés à mort: le capitaine Kiazim, l'un des principaux instigateurs du complot; Muhib bey, qui avait organisé un service de renseignements pour venir en aide aux conspirateurs; Zià bey, comparse; Chefki bey, lieutenant rayé des cadres; le lieutenant Mehmed Ali, précédemment mis en disponibilité; Topai Tewfik, qui déchargea son revolver jusqu'à la dernière cartouche sur Mahmoud Chefket, le Circassien Djevad, puis le Damad Salih pacha, gendre d'Abdul Hamid; le colonel d'état-major Fouad bey, et, par contumace, le prince Sabaheddine, déjà condamné à mort par Abdul Hamid, le général Chérif pacha, Rechid bey, Nazim bey. Le sultan n'a fait aucune grâce. Le 24, à 3 heures du matin, après la lecture de la sentence et les prières des imams, douze des condamnés ont été pendus. Ils sont morts bravement, suppliant les assistants de les venger et de délivrer leur patrie, maudissant les tyrans et les juges qui les avaient condamnés.

"Fausses aigrettes" vivant au milieu des troupeaux, dans l'Ouganda.

FAUNE D'AFRIQUE.--Autruches dans les plaines de l'Athi.

Grand éléphant mâle cueillant les pousses nouvelles des arbrisseaux.

FAUNE D'AFRIQUE. Perroquets gris à queue rouge perchés sur un bananier, dans l'Ouganda.

Phot. du Dr Em. Gromier.

ÉLÉGANCES MODERNES DANS LE PARC DU GRAND ROI.
Le goûter des «Amis de Versailles» dans le bosquet des Rocailles.

Les «Amis de Versailles» pratiquent, envers la ville du Grand Roi, objet de leurs soins éclairés, un culte délicat et charmant; et ils aimant à provoquer les occasions de la faire mieux connaître, et plus admirer... Lundi dernier, ils avaient organisé, à Versailles même, une manière de garden-party fort élégante, qui attira, sous les séculaires ombrages du grand pare, une foule choisie. Elle fut précédée d'une docte et savoureuse causerie de M. André Hallays: dans la grande galerie des Batailles, le conférencier retraça la vie du bon jardinier Jean de La Quintinie, grand ordonnateur du Potager de Louis XIV. Puis, après cette fête de l'esprit, on se rendit au bosquet des Rocailles où, dans le décor le plus noble, devant la majestueuse cascade, un goûter se trouvait servi. Et ce fut une heure exquise, évoquée ici par le dessin de notre collaborateur J. Simont, où Von reconnaîtra, très apparents ou dissimulés dans les groupes, quelques-uns des organisateurs de la réunion et de leurs invités: M. Millerand, ancien ministre de la Guerre et président des «Amis de Versailles»; Mme la comtesse de Castellane et Mme la marquise de Ganay, vice-présidentes; Mme la comtesse d'Haussonville; M. Henry Simond, vice-président; M. Charles Cambefort, trésorier; M. Pierre de Nolhac, conservateur du château; le comte Primoli; le comte de Fels; MM. Metman, Eugène Tardieu, secrétaire des «Amis de Versailles», etc.