UNE ACQUISITION RETENTISSANTE
Le triptyque que le Louvre vient d'acquérir de M. Kleinberger pour un prix qui, assure-t-on, approcherait d'un million, est une des oeuvres capitales de Roger Van der Weydon (1), maître de Memling, un des émules les plus remarquables des Van Eyck et qui, jusqu'ici, n'était pas représenté au Louvre par une peinture d'une incontestable authenticité.
Note 1: Une singulière coïncidence amène dans ce numéro de L'Illustration la rencontre du vieux maître flamand Roger Van der Weyden et de son jeune homonyme, dont l'oeuvre délicate que nous reproduisons en couleurs hors texte a été si favorablement appréciée au Salon de 1913.--N. D. L, R.
Ce triptyque fut apporté des Flandres à Londres, au début du dix-neuvième siècle, et figura dans une vente publique. En 1845, un artiste nommé Evans l'acquit dans le Nord de l'Angleterre et le vendit, comme une oeuvre de Memling, au marquis de Westminster, dont la fille, lady Theodora Guest, le possédait encore il y a quelques semaines. Les spécialistes les plus éminents s'accordent à le considérer comme une oeuvre de Roger Van der Weyden, contemporaine du célèbre retable de l'hôpital de Beaune, peint vers 1450.
Des armoiries, peintes au revers des volets et accompagnées d'une curieuse légende en vers français, nous apprennent que notre triptyque a été exécuté pour un seigneur de Braque et pour sa femme, qui appartenait à la famille tournai sienne de Brabant.
La place de ce chef-d'oeuvre est tout indiquée à côté des pièces capitales de la même école qui font la gloire du Louvre: la Vierge au Donateur, par Van Eyck, les Noces de Cana, par Gérard David, et le splendide Memling légué en 1878 par la comtesse Duchâtel.
Seymour de Ricci.
| Saint Jean-Baptiste. | Le Christ entre la Vierge et saint Jean. | Sainte Marie-Madeleine. |
Le triptyque, acquis par le Louvre, de Roger Van der Weyden (École Flamande, vers 1450). --Phot. Arundel Club.
La poursuite : Brindejonc des Moulinais, suivi par Guillaux.--Phot. Bracher.
Audemars virant à sept mètres du sol. Le monoplan étant à peu de distance de l'opérateur, l'objectif a nettement enregistré la manoeuvre du gauchissement de l'aile. --Phot. Bergeron.
Un virage «à la corde» de Brindejonc des Moulinais. L'inclinaison de l'aéroplane est telle qu'on peut distinguer, du sol, la tête de l'aviateur aux cheveux ébouriffés par le vent.--Phot. Bergeron.