L'ARTILLERIE ALLEMANDE QUI A SUBI LE FEU DE LA NÔTRE
DANS LA TRANCHÉE.--La lecture du Bulletin des Armées de la République.
Dessin de Georges SCOTT
C'est un de nos meilleurs collaborateurs, sous-officier dans un régiment de l'armée de Lorraine, qui nous fournit le vivant commentaire de ce dessin de Georges Scott: «Je ne sais pas, nous écrit-il, comment le Bulletin des Armées de la République est apprécié à Paris et même si on l'y connaît. Mais je puis vous assurer que cette petite feuille, qui nous donne les nouvelles et les assaisonne souvent de l'éloquence d'un Lavisse ou d'un de Mun, fait--quand elle arrive--le bonheur de nos hommes... On vient de la distribuer à la compagnie. Un lieutenant a remis un exemplaire au chef de demi-section. Nous sommes dans une tranchée; mais l'ennemi est loin aujourd'hui; on est tranquilles. Tout le monde se groupe auprès des faisceaux, les uns couchés, les autres assis ou debout. Visages fatigués, pas rasés ou mal rasés (depuis dix jours nous ne nous sommes pas lavés et nous dormons peu); mais de l'entrain, de la plaisanterie dans les yeux. Un soldat prend le Bulletin et le lit à claire voix, de la première ligne à la dernière. Silence religieux, ému parfois... N'est-ce pas là un joli sujet de dessin pour L'Illustration, à laquelle je ne cesse pas de penser?...»
Le Königin-Luisa, bâtiment poseur de mines allemand, coulé par l'estafette anglaise Amphion et la flottille des contre-torpilleurs britanniques. D'après le croquis d'un officier anglais, publié par The Illustrated London News.
Le croiseur estafette anglais Amphion touche une mine flottante et coule quelques minutes après.
Comment on repêche les mines: deux remorqueurs ou deux torpilleurs, que leur faible tirant d'eau met à l'abri, tirent un câble immergé à la profondeur voulue et qui ramasse les mines par le filin les reliant à leur ancre.
LE DANGER DES MINES FLOTTANTES SEMÉES PAR LES ALLEMANDS DANS LA MER DU NORD
Dessins de Henri Rudaux.
Une bombe, lancée par un aéroplane français, ayant atteint une patrouille ennemie dans le voisinage d'un de nos champs d'aviation, nos aviateurs et sapeurs vont relever les soldats allemands morts ou blessés.
ÉPISODES DE GUERRE.--Interrogatoire d'un prisonnier allemand.
Il y a huit jours, on se battait là.
| A Baron, près de Nanteuil-le-Haudoin: la maison incendiée du compositeur français Albéric Magnard, qui tua deux uhlans et fut fusillé. | La foudre n'en fait pas autant: comment l'explosion d'un obus français de 75 a déchiqueté un arbre dans le parc du château de Mondement. |
Les marais de Saint-Gond, où une de nos armées a décimé et mis en déroute la Garde prussienne.
CHAMPS DE BATAILLE
Trois morts allemands sur une place de Soissons. A la pointe du jour, le 20 septembre, trois Allemands pénétraient en automobile dans la ville de Soissons. Surpris par des sentinelles françaises au moment où ils s'apprêtaient à faire sauter ce qui restait du pont sur l'Aisne, ils furent tués, tous les trois, en pleine ville.
Ce qui reste d'un convoi allemand de munitions sur la route de Soissons à Villers-Cotterêts. Ce convoi, composé de camions automobiles chargés de munitions, fut assailli par les dragons français qui tuèrent le conducteur de la 1re voiture. Les suivantes entrèrent en collision et prirent feu.