AUTOUR D’ARRAS
Les Allemands voulaient évidemment attirer sur les bords de la Lys une partie des troupes françaises qui opéraient avec succès autour d’Arras et jusque dans les plaines illustres de Lens où Condé, par sa plus éclatante victoire, fit rentrer l’Artois dans le giron national. Mais le généralissime ne s’est pas laissé détourner. Il poursuit son but. Celui-ci est-il atteint? On pourrait le supposer puisque le Temps assure que nous serions près de la Sambre.
Les communiqués, d’ailleurs, n’ont pas cessé de dire que nous contenons partout l’ennemi quand nous ne progressons pas. S’ils restèrent sobres de détails sur ce qui a dû se passer entre Arras, Douai et Cambrai, ils ont signalé que les Allemands, tentant, au Sud d’Arras, de percer nos lignes dans la vallée de l’Ancre, n’ont pu réussir et ont dû se retirer après des pertes considérables. De ce côté et aux abords même d’Arras, la bataille a été extrêmement ardente. Le 10, nous refoulions l’ennemi à 20 kilomètres du chef-lieu du Pas-de-Calais.