IV
Voici donc enfin des poëmes d'un poëte, des poésies qui sont de la poésie!
Je lus en entier ce livre singulier; je le relus encore, et, malgré les négligences, le néologisme, les répétitions et l'obscurité que je pus quelquefois y remarquer, je fus tenté de dire à l'auteur: —Courage, jeune homme! vous êtes de ceux que Platon voulait combler d'honneurs et bannir de sa république. Vous devez vous attendre aussi à vous voir bannir de notre terre d'anarchie et d'ignorance, et il manquera à votre exil le triomphe que Platon accordait du moins au poëte, les palmes, les fanfares et la couronne de fleurs.