J'ai ordonné au Conseiller Privé de Feronce d'entrer incessament en conférence avec le Ministre de Votre Majesté, et je lui ai enjoint d'accélérer le travail autant que possible.
Votre Majesté peut être persuadée que je me préterai avec toute la facilité imaginable à tout ce qui sera executable dans les circonstances actuelles. Permettez moi, Sire, d'assurer Votre Majesté que je serais au comble de ma joie, si j'avais de frequentes occasions de la convaincre que rien n'egale les sentimens du très-profond respect avec le quel je suis, Sire, de Votre Majesté le très humble, très obéissant et devoué Cousin et serviteur
Charles Duc de Brunsvic-Oels.
VIII.
Der Erbprinz von Hessen-Kassel an den König Georg III.
(S. P. O. Germain States, Vol. 103.)
Hanau, ce 17. Mars 1776.
C'est avec ce respect et ce zèle sans bornes que les ordres de Votre Majesté m'inspirent à jamais, que je viens de fair partir avant-hier le 15. de ce mois mon régiment destiné à servir dans son armée. Le Colonel Faucitt m'ayant averti que le jour de départ devoit être accéleré autant que possible, je n'ai pas pérdu un instant pour cet effet. La liste ci-jointe que j'ose mettre devant Votre Majesté presentera l'état du régiment, comme j'en ai fait la revue Vendredi dernier, ainsi que les noms des officiers avec la date de leur patentes.
Puissiez-vous, Sire, avoir lieu d'être satisfait des faibles preuves que j'ai desiré de vous donner de mon devouement respectueux, de ma reconnaissance soumise. J'ose encore réitérer que mon ardeur inexprimable d'être utile à son service peut seule être nommée et non la chose même.
Permettez, Sire, que venant d'apprendre que le Landgrave, mon père, fournit à votre Majesté un Corps d'artillerie, j'ose lui offrir une compagnie de 120 hommes de cette espèce appartenant jusqu'ici à mon régiment. J'en ai déjà fait la proposition au Colonel Faucitt, mais comme il n'avait pas d'ordre de prendre de l'artillerie en subsides, il n'a pas pu y entrer alors.