Von der Art, wie in der Tagesliteratur gegen die hier vorliegende Darstellung des Haarmannprozesses und den Verfasser Stimmung gemacht wurde und sogar schließlich anhängig gemacht wurde ein freilich ergebnislos verlaufenes Disziplinarverfahren von seiten der Technischen Hochschule in Hannover (an welcher ich seit zwanzig Jahren, ohne je Beförderung oder Besoldung erhalten zu haben, als Privatdozent diene); davon kann vielleicht das folgende Zitat aus der „Deutschen Zeitung“ (vom 24. Dezember 1924) einen Begriff bewahren:

„Aus akademischen Kreisen wird uns geschrieben: Unangenehmes Aufsehen erregte in dem Haarmannprozeß in Hannover der Ausschluß des Prof. Dr. Lessing von der Technischen Hochschule Hannover aus dem Gerichtssaal und die Entziehung der ihm zur Verfügung gestellten Berichterstatterkarte durch das Gericht, weil er sich nach den Feststellungen der Verteidigung, des Staatsanwalts und des Vorsitzenden des Gerichtshofs schwerer Verstöße gegen das Grundgesetz jeder Berichterstattung, nämlich der Wahrheitsliebe hatte zuschulden kommen lassen. Die Art und Weise, wie Herr Lessing seine Pflichten des Berichterstatters auffaßte und der allerdings mißlungene Versuch, sich dem Gericht als Psychologe unterzuschieben, ist eines akademischen Lehrers in jeder Hinsicht unwürdig. Sie gibt Herrn Boelitz, derzeit preußischer Kultusminister, die Veranlassung, sich bei seiner ‚Säuberungsaktion‘ der preußischen Hochschulen auch dieses akademischen ‚Lehrers‘ etwas anzunehmen und entsprechende Schritte gegen seine weitere Wirksamkeit als solcher baldigst einzuleiten. Das vorgeschrittene Semester und die Besonnenheit der akademischen Jugend Hannovers bewahrte Herrn Lessing vor etwaigen ‚Beifallskundgebungen‘. Dafür wird aber erwartet, daß diese Angelegenheit baldigst bereinigt wird.“

Es ist gewiß lehrreich, neben dieses Zitat aus der „vornehmsten vaterländischen Zeitung“ einige Sätze aus dem Bericht zu stellen, den eine französische Zeitung von dem betreffenden Vorfall gegeben hat.

Le Temps (vom 12. Januar 1925): „Le professeur Théodore Lessing de Hanovre, docteur en philosophie et en médecine, un des esprits les plus libres, une des plumes les plus alertes du Reich républicain, s’était plongé corps et âme dans l’étude de ce cas unique; il avait approfondi ses problèmes juridiques, psychologiques, dépouillé l’immense dossier au point de le mieux connaître que les avocats de la défense. Combatif et irrespectueux il a lumineusement démontré la part de responsabilité des autorités hanovriennes, de la police, même des experts médicaux et publié les résultats de son enquête dans divers organes de gauche. Lessing fut demandé comme expert par le premier avocat de Haarmann. Mais le successeur refusa les services du spécialiste réputé: ‚Que diable saurions-nous faire d’éclaircissements psychologiques? ...‘ M Lessing assista donc aux audiences en qualité de journaliste. Le 11 décembre nous eûmes la surprise de voir Lessing exclu de la salle, conformément au paragraphe 176 de la procédure pénale. On chercha d’abord à lui faire entendre raison. ‚Nous ne vous avons pas admis ici comme publiciste, mais comme correspondant (Berichterstatter). Vous ne désirons pas avoir ici des gens qui se piquent de psychologie ... Vous allez donc nous promettre de ne reproduire que ce que nous disons!‘ ... Sur son refus, surpris, le brave Landgerichtsdirektor Boekelmann, un de ces juristes habitant le ‚ciel des abstractions‘, dont se moquait si agréablement Ihering, lui demande navré; ‚Comment vous êtes professeur? Est-ce possible? Un professeur, écrivant des feuilletons?‘ ... Et le procureur général: ‚... Nous avons des sentiments humains (!). Nous ne désirons pas vous priver de votre gagne-pain ...‘ On fait venir les experts (le bon billet) pour avoir leur avis sur l’état mental de Lessing. Il fut, cela va sans dire, moins favorable que celui sur Haarmann, qu’ils trouvèrent malgré tout responsable ... Et voilà comment on comprend dans la République allemande la liberté de pensée et de parole, le rôle du publiciste, les devoirs de la critique, le contrôle de la conscience publique. L’autorité des ‚classes dirigeantes‘ doit être sauvegardée au prix de toutes les hypocrisies et de toutes les injustices. ‚Perinde ac cadaver.‘ Juger une magistrature incapable, accuser une police notoirement au-dessous de sa tâche, dénoncer les gaffes de la science officielle, voilà le seul crime méritant une sanction rapide et efficace. Il fallait assister au procès de Hanovre observer le ‚traitement à la corporal‘ des cas juridiques les plus délicats, pour saisir le mécanisme mental de centaines de ces jugements révoltants prononcés au cours des dernières années de Fechenbach jusqu’à Ebert (Magdebourg) par une justice irrémédiablement inféodée à Potsdam contre tout ce qui osa représenter Weimar. Pour les deux magistratures du Reich, la révolution de 1918 n’a point eu lieu.“

Haarmann

Grans