(Ottomanische Vertretung
in Tiflis.)

Tiflis, le 21. Septembre 1918.

A Son Excellence le Représentant du Gouvernement de l’empire allemand, Général von Kreß.

Excellence,

J’ai l’honneur de vous informer sur les soi-disantes atrocités et attaques sur les vies et bénéfices des sujets allemands pendant l’occupation de Bacou. Cela a été avisé à Votre Excellence par une idée tout à fait exagérée et pour les Arméniens aussi il n’a pas été commis aucun excès et aucune cruauté. Quant aux petits événements qui soi-disant eurent lieu pendant l’occupation de la ville, ils peuvent être considérés comme des accidents attachés aux anciens événements et cela peut arriver partout, mais c’est bien sûr que sur la chute d’une position de défense, qui a passée des scènes sanglantes, dans le passé et dans le présent, quelques petits accidents peuvent surgir, mais ils n’ont absolument aucun sens de massacre. Et surtout de pratiquer volontairement une attaque contre les sujets allemands, peut rester tout à fait en dehors de la vérité. C’est absolument impossible admettre de la part de l’armée et du peuple ottoman d’une telle action vis-à-vis de son allié et ami, Etat et peuple d’Allemagne. On peut réparer toujours les petits dégats qui soi-disant ont eu lieu pendant le courant des événements de Bacou et en même temps s’il y a eu de tels incidents appartenants à ce temps là, ce sera bien possible d’empêcher définitivement leurs répétitions et de maintenir la discipline et l’ordre, d’établir aussi la tranquillité et la paix et je crois que jusqu’à maintenant toutes ces choses là sont faites. C’est pour cela que je ne vois d’après moi aucun besoin d’envoyer un autre bataillon pour une ville qui a été prise avec tel prix de sang et des pareils sacrifices.

Parce que c’est bien sûr que les officiers supérieurs, les officiers et les troupes ottomanes qui se trouvent à Bacou savent que toutes sortes de droits de leurs confrères allemands sont aussi honorés et sacrés au même degré de leurs propres droits. C’est ce que j’appuis sur les idées et les jugements de n’envoyer sans nécessité un bataillon allemand à Bacou, c’est fondé sur la raison qui ne consiste aucun danger pour l’Empire ottoman et pour les armées devant nos ennemis communs ainsi que pour les sujets allemands et la façon d’agir en envoyant le susdit bataillon aura peut-être quelques inconvénients et des rumeurs nuisibles dans les sphères qui nous entourent.

Cependant en parlant du texte de votre lettre, Excellence, je l’ai communiqué au Gouvernement et au Commandant de l’armée de l’Islam et j’ai ajouté de ma part qu’il soit apporté de la part des troupes ottomanes le concours essentiel avec une attention spéciale, et s’il existe des nécessiteux, il faudrait pour ces pauvres aussi, par grâce, prêter le concours immédiat.

En joignant mes respects, Excellence, j’ai l’honneur d’appuyer sur notre alliance remplie d’honneur et de gloire communs et nos liens et amitiés et aussi les créances que Votre Excellence porte pour le gouvernement et le peuple ottoman et ainsi que pour l’armée remplie d’héroisme.

Veuillez agréer, Excellence, l’assurance de ma haute considération.