Et je suis de moi-même une image funeste.
L’Auteur de l’univers, le Monarque céleste
S’était rendu visible en ma seule beauté.
Ce vieux titre d’honneur qu’autrefois j’ai porté
Et que je porte encore, est tout ce qui me reste.
Mais c’est fait de ma gloire, et je ne suis plus rien
Qu’un fantôme qui court après l’ombre d’un bien,
Ou qu’un corps animé du seul ver qui le ronge.
Non, je ne suis plus rien quand je veux m’éprouver,
Qu’un esprit ténébreux qui voit tout comme en songe