TESTAMENT DE BONAPARTE
"Je lègue aux enfers mon génie,
Mes exploits aux aventuriers,
A mes partisans l'infamie,
Le grand-livre à mes créanciers,
Aux Français l'horreur de mes crimes,
Mon exemple à tous les tyrans,
La France à ses rois légitimes,
Et l'hôpital à mes parents."

Finally, to conclude our series of quotations, we promised to return once more to the Journal des Débats. There shall be no cause for complaint: we will return to it twice. We will place a double-columned account, with its Doit and its Avoir, before our readers' eyes. There was only an interval of fourteen days between the two articles, as can be seen from the dates.

"JOURNAL DES DÉBATS "JOURNAL DE L'EMPIRE
PARIS, 7 mars 1815 PARIS, 21 mars 1815
(PEAU BLANCHE) (PEAU TRICOLORE)
DOIT AVOIR
Buonaparte s'est evade de l'île La famille des Bourbons est partie
d'Elbe, où l'imprudente magnanimité cette nuit; on ignore encore en
des souverains alliés lui avait route qu'elle a prise. Paris offre
donne une souveraineté, pour prix l'aspect de la sécurité et de la joie;
de la désolation qu'il avait portée les boulevards sont couverts d'une
dans leurs États. foule immense, impatiente de voir
l'armée et LE HÉROS qui lui est
Cet homme, qui, en abdiquant le rendu.
Le petit nombre de troupes
pouvoir, n'a jamais abdiqué son qu'on avait eu l'espoir insensé de
ambition et ses fureurs, cet homme, lui opposer s'est rallié aux aigles, et
tout couvert du sang des générations, toute la milice française, devenue
vient, au bout d'un an, essayer de nationale, marche sous les drapeaux
disputer, au nom de l'usurpation, la de la gloire et de la patrie. SA
légitime autorité du roi de France; MAJESTÉ L'EMPEREUR a traversé
à la tête de quelques centaines deux cents lieues de pays avec la
d'ltaliens et de Polonais, il ose rapidité de l'éclair, au milieu d'une
mettre le pied sur une terre qui le population saisie d'admiration et de
repoussa pour jamais.
respect, pleine du bonheur présent
et de la certitude du bonheur à
Quelques pratiques ténébreuses, venir.
quelques manœuvres dans l'ltalie,
excitée par son aveugle beau-frère, Ici, des propriétaires se félicitant
ont enflé l'orgueil du LACHE GUERRIER de la garantie réelle que leur assure
de Fontainebleau. Il s'expose ce retour miraculeux;
là, des
à mourir de la mort des héros: Dieu hommes bénissant l'evènement inespéré
permettra qu'il meure de la mort qui fixe irrévocablement la
des traîtres. La terre de France liberté des cultes; plus loin, de
l'a rejeté. Il y revient, la terre de braves militaires pleurant de joie de
France le dévorera. revoir leur ancien général; des
plébéiens, convaincus que l'honneur
Ah! toutes les classes le repoussent, et les vertus seront redevenus le
tous les Français le repoussent premier titre de la noblesse, et
avec horreur, et se réfugient dans le qu'on acquerra, dans toutes les
sein d'un roi qui nous a apporté la carrières, la splendeur et la gloire
miséricorde, l'amour et l'oubli du pour les services rendus à la patrie.
passé.
Tel est le tableau qu'offrait cette
Cet insensé ne pouvait donc marche ou plutôt cette course triomphale,
trouver en France de partisans que dans laquelle L'EMPEREUR
parmi les artisans éternels de troubles n'a trouvé d'autre ennemi que le
et de révolutions. misérables libelles qu'on s'est vainement
plu à répandre sur son passage,
Mais nous ne voulons ni de troubles contraste bien étrange avecni de révolutions. Ils désigneront les sentiments d'enthousiasme qui
vainement des victimes pour leur éclataient à son approche. Ces sentiments,
TEUTATÈS; un seul cri sera le cri justifiés par la lassitude des
de toute la France: onze mois qui viennent de s'écouler,
ne le sont pas moins par les garanties
MORT AU TYRAN! VIVE LE ROI! que donnent à tous les rangs les
proclamations de SA MAJESTÉ, et
Cet homme, qui débarqua à Fréjus qui sont lues avec une extrême
contre tout espoir, nous semblait avidité. Elles respirent la modération
alors appelé de Dieu pour rétablir qui accompagne aujourd'hui la
en France la monarchie légitime; force, et qui est toujours inséparable
cet homme, entrant par sa noire de la véritable grandeur.
destinée
, et comme pour mettre le
dernier sceau à la Restauration, P.S.—Huit heures du soir
revient aujourd'hui pour peser
comme un rebelle sur cette même L'empereur est arrive ce soir au
terre où il fut reçu, il y a quinze palais des Tuileries, au milieu des
ans, par un peuple abusé, et détrompé plus vives acclamations.
Au moment
depuis par douze ans de où nous écrivons, les rues, les
tyrannie." places, les boulevards, les quais,
sont couverts d'une foule immense,
et les cris de VIVE L'EMPEREUR!
retentissent de toutes parts, depuis
Fontainebleau jusqu'à Paris. Toute
la population des campagnes, ivre
de joie, s'est portée sur la route de
Sa Majesté, que cet empressement
a forcée d'aller au pas."

M. de Maubreuil and Roux-Laborie had no need to feel bored with such entertainment as the above before their eyes! Therefore, although they were in the green salon nearly an hour, they thought they had hardly been in it ten minutes when the door of the cabinet of the Prince de Talleyrand opened. They entered.

Now do not fancy we are writing a romance: it is history, the record, not of fair and pleasant events, but of sad and ugly ones. If you doubt it, consult the report drawn up by MM. Thouret and Brière de Valigny, deputies of the procureur impérial, in the month of June 1815, about this affair, and laid before one of the Chambers of the Court of First Instance of the Seine. If Napoleon had returned but to restore unto us this official paper, it would have been almost sufficient to justify his return.

M. de Maubreuil was taken inside M. de Talleyrand's study. Roux-Laborie made him sit down in the prince's own armchair, and said to him—

"You are anxious to recover your position, to retrieve your broken fortunes; it depends upon yourself whether you obtain far more than even that which you desire."

"What must I do?" asked Maubreuil.

"You have courage, resolution: rid us of the emperor. If he were dead, France, the army, everything would be ours, and you would receive an income of 200,000 livres; you would be made a duke, lieutenant-general and governor of a province."[2]

"I do not quite see how I could accomplish it."