On another occasion, at a dinner party, M. Viennet made an attack upon Lamartine.
"He is a puppy," he said, "who thinks himself the greatest politician of his age, and who is not even the first poet!"
"At all events," Madame Sophie Gay retorted from the other end of the table, "he is not the last—that place is already occupied."
Besides everything M. Viennet wrote in verse—fables, comedies, tragedies, epistles and epic poems—he wrote a couple of letters in prose which are perfect models. We will quote them in toto and verbatim; extracts would not give a proper idea of their style. One was in reference to the nomination of Hugo as an officer of the Légion d'honneur; the other was in connection with his own nomination to the peerage. For M. Viennet was both a deputy and a peer of France, besides also being a Commander of the Légion d'honneur and a member of the Academy.
Here is M. Viennet's first letter:—
"MONSIEUR,—Je n'ai pas dit que je ne voulais plus porter la croix d'officier de la Légion d'honneur, depuis qu'on l'avait donnée au chef de l'école romantique.
"En ôtant mon ruban de la boutonnière où l'empereur l'avait placé, j'ai suivi seulement l'exemple de la plupart des généraux de la vieille armée, qui trouvaient plus facile de se faire remarquer en paraissant dans les rues sans décoration. Il ne s'agissait ici ni de romantiques ni de classiques.
"Il est tout naturel qu'un ministre romantique décore ses amis; il serait cependant plus juste de donner la croix de chevalier à ceux qui auraient eu le courage de lire jusqu'au bout les vers ou la prose de ces messieurs, et la croix d'officier à ceux qui les auraient compris. Je désire, en outre, qu'on n'en donne que douze par an aux écrivains qui font des libelles contre les grands pouvoirs de l'État, les ministres et les députés: il faut de la mesure dans les encouragements.—Agréez, etc., VIENNET"
And this is M. Viennet's letter about his nomination to the peerage of France:—
"MONSIEUR,—Sur la foi d'un journal judiciaire que je ne connais pas, vous publiez, que, des vendredi dernier, je me suis empressé d'écrire à M. Vedel, pour mettre opposition à la représentation des Serments, et vous accompagnez cette annonce d'une fort jolie épigramme contre cette comédie. L'épigramme me touche fort peu, elle sort peut-être de la même plume qui avait loué l'ouvrage quand l'auteur avait cessé d'être un homme politique. Je ne prétends pas l'empêcher de continuer, mais le fait n'est pas vrai et je me récrie. Il n'y a eu de ma part ni possibilité ni volonté de faire ce qu'on m'impute. Je suis parti vendredi de la campagne, et je suis arrivé chez moi, à Paris, vers les sept heures, sans me douter de ce que le Moniteur avait publié, le matin, d'honorable pour moi. C'est mon portier qui m'a salué du titre de pair, attendu qu'il avait expédié, le matin même, pour mon village, une lettre officielle qui portait ce titre, et comme cette lettre ne m'est pas encore revenue, j'ignore à quel ministre je suis redevable de ce premier avis. Quant à ma volonté, elle n'existe point, elle n'existera jamais! c'est m'insulter que de me croire capable d'abjurer les travaux et les honneurs littéraires, pour un honneur politique. La Charte n'a pas établi d'incompatibilité entre le poète dramatique et le pair de France; si elle l'eût fait, j'aurais refusé la pairie. Les lettres et les succès de théâtre honorent ceux qui cultivent les unes et qui obtiennent les autres sans intrigue et sans bassesse. Au lieu d'y renoncer, je sollicite, au contraire, avec plus d'instance la représentation des Serments, la mise en scène d'une de mes tragédies et la lecture d'une comédie en cinq actes. Si vous avez quelque crédit auprès de M. le directeur du Théâtre-Français, veuillez l'employer en ma faveur. Les épigrammes dont on m'a poursuivi comme député sont bien usées; vous devez désirer qu'on en renouvelle la matière, et une nouvelle comédie, une nouvelle tragédie de moi, seraient de merveilleux aliments pour la verve satirique de mes adversaires. Rendons-nous mutuellement ce service; je vous en serai très-reconnaissant pour mon compte, et je vous prie d'agréer d'avance les remercîments de votre très-humble serviteur, VIENNET"
We will now return to Baron Taylor and the changes he brought about at the Théâtre-Français. At the Panorama-Dramatique he had produced Ismaël et Maryam alone; Bertram in collaboration with Nodier; and Ali-Pacha with Pichat's assistance.
Pichat was a young man of twenty-eight at that time: a play of his, Léonidas, had been received two or three years before at the Théâtre-Français. Taylor extracted Léonidas from the pandemonium he found himself in, and had it put in rehearsal. Talma was cast for the rôle of Léonidas:—not that his supreme intellect was mistaken about the part, which, dramatically speaking, was nothing at all; but in the matter of "business" it contained something fresh to do, and poor Talma, to the day of his death, was ever seeking new worlds, and, less fortunate than Vasco de Gama, he never succeeded in finding them. Besides, it was a very appropriate moment for the playing of Léonidas; all Europe was looking towards the successors of the three hundred Spartans. And the new piece, so it was announced in advance, was to be staged with unusual sumptuousness and unheard-of effects. I well remember the first performance of the tragedy of Léonidas, wherein one felt the dawn of new ideas, wherein every historic saying which immortalised the famous defence of the Thermopælians was felicitously adapted, and admirably rendered by Talma. One hemistich of the young Agis was Substituted for the written line. Agis wounded, fell, exclaiming—