[CHAPTER XVI]

Marion Delorme

I fell into meditation. What was the reason the public was not of my way of thinking about Marion Delorme? I had remarked to Taylor on the night of the reading at Devéria's—

"If Hugo makes as much dramatic progress as is usual in ordinary dramatic development, we shall all be done for!"

The first act of Marion, in style and argument, is one of the cleverest and most fascinating ever seen on the stage. All the characters take part in it: Marion, Didier and Saverny. The last six lines forecast the whole play, even including the conversion of the courtesan. Marion remains in a reverie for a while, then she calls out—

"MARION.
Dame Rose
(Montrant la fenêtre.)
Fermez ...
DAME ROSE, à part.
On dirait qu'elle pleure!
(Haut.)
Il est temps de dormir, madame.
MARION.
Oui, c'est votre heure,
A vous autres ...
(Défaisant ses cheveux.)
Venez m'accommoder.
DAME ROSE (la désabillant).
Eh bien,
Madame, le monsieur de ce soir est-il bien?...
Riche?...
MARION.
Non.
DAME ROSE.
Galant?
MARION.
Non, Rose: il ne m'a pas même
Baisé la main!
DAME ROSE.
Alors, qu'en faites-vous?
MARION, pensive.
Je l'aime!..."

The second act scintillates with wit and poetry. The very original character of Langely, which is unfolded in the fourth act, is inserted as neatly as possible.

As regards poetry I know none in any other language constructed like this—

"Monsieur vient de Paris? Dit-on quelques nouvelles?
—Point! Corneille toujours met en l'air les cervelles;
Guiche a l'Ordre, Ast est duc. Puis des riens à foisson:
De trente huguenots on a fait pendaison.
Toujours nombre de duels. Le trois, c'était Augennes
Contre Arquien, pout avoir porté du point de Gênes.
Lavardin avec Pons s'est rencontré le dix,
Pour avoir pris a Pons la femme de Sourdis;
Sourdis avec d'Ailly, pour une du théâtre
De Mondori; le neuf, Nogent avec la Châtre,
Pour avoir mal écrit trois vers a Colletet;
Gorde avec Margaillan, pour l'heure qu'il était;
D'Humière avec Gondi, pour le pas à l'église;
Et puis tous les Brissac contre tous les Soubise,
A propos du pari d'un cheval contre un chien;
Enfin, Caussade avec la Tournelle, pour rien,
Poir le plaisir! Caussade a tué la Tournelle.
. . . . . . . . .
—Refais nous donc la liste

De tous ces duels ... Qu'en dit le roi?
—Le cardinal
Est furieux, et veux un prompt remède au mal!
—Point de courrier du camp?
—Je crois que, par surprise,
Nous avons pris Figuière ... ou bien qu'on nous l'à prise ...
C'est a nous qu'on l'a prise!
—Et que dit de ce coup
Le roi?
—Le cardinal n'est pas content du tout!
—Que fait la cour? le roi se porte bien, sans doute?
—Non pas: le cardinal a la fièvre et la goutte,
Et ne va qu'en litière.
—Étrange original!
Quand nous te parlons roi, tu réponds cardinal!
—Ah! c'est la mode!"

In order to understand the value of the second act, we must quote line after line. The whole play, in fact, has but one defect: its dazzling poetry blinds the actors; players of the first order are necessary for the acting of the very smallest parts. There is a M. de Bouchavannes who says four lines, I think; the first two upon Corneille—