"Soon they will be indispensable," continued the critic. "So François I. is in search of amusement and seeks everything he can to be entertained. The courtiers talk, laugh and seek to amuse him. There are a great number of them: M. de Cossé, M. de Simiane, M. de Montmorency, Clément Marot and a host of high-born people, and, in their centre, the king and Triboulet, the king's jester, in cloth of gold, a fool's bauble in his hand. Madame de Cossé lets her glove fall; the king picks it up. The gentlemen laugh and gossip about the wife of Cossé. The king is in love with her; Triboulet advises him to get rid of the husband: that is, to have him hung; the king is amused and so are the courtiers. After this, there is no more about the wife of Cossé, and we do not see her again. This is indeed a pity, for she is pretty.
"The action does not begin yet, but the conversations continue. Triboulet tells the king much evil about savants and poets, and we hear François I. say later that it is not weather fit to turn even a poet out of doors. The courtiers, for their part, discuss the mistress of Triboulet. One of them replies—
'Ma foi de gentilhomme,
Je m'en soucie autant qu'un poisson d'une pomme!'"
Here the critic is mistaken and I wonder at it, his error benefits him nothing. It is not a nobleman who says the lines quoted by the critic, neither are they addressed to Cossé or about his wife. The man who utters them is the king, and the people, for whom he cares so little, are the savants.
"TRIBOULET.
Les femmes, sire, ah! Dieu!... c'est le ciel, c'est la terre,
C'est tout! mais vous avez les femmes, vous avez
Les femmes! Laissez-moi tranquille, vous rêvez
De vouloir des savants.
LE ROI.
Ma foi de gentilhomme,
Je m'en soucie autant qu'un poisson d'une pomme!"
"At this juncture, the Comte de Saint-Vallier appears on the scenes; he comes on to utter deadly reproaches against the king, who has granted him his life, for having conspired (it should be because he has and not for having, but critics do not look so closely into things as that) to seduce his daughter Diane de Poitiers. It is noticeable that M. Victor Hugo is singularly fond of old men and puts them in all his dramas. But the language he puts into the mouth of Saint-Vallier is noble and fine. So the lines were applauded unanimously but the tirade is lengthy...."
This was the opportunity, monsieur critic, since you have quoted the lines you thought ridiculous, to have quoted some at least that you thought beautiful. True, such quotation would have destroyed the harmony of the sarcastic tone of your criticism. But we will quote them instead of you. Listen attentively to the language of the man who writes these lines, he who is in all good faith advised not to write for the theatre any more because he is impotent, sterile, trivial and absurd.
"SAINT-VALLIER**
Une insulte de plus!—Vous, sire, écoutez-moi
Comme vous le devez, puisque vous êtes roi!
Vous m'avez fait, un jour, mener pieds nus en Grève;
Là, vous m'avez fait grâce ainsi que dans un rêve,
Et je vous ai béni, ne sachant, en effet,
Ce qu'un roi cache au fond d'une grâce qu'il fait.
Or, vous aviez caché ma honte dans la mienne.
Oui, sire, sans respect pour une race ancienne,
Pour le sang des Poitiers, noble depuis mille ans!
Tandis que, revenant de la Grève à pas lents,
Je priais dans mon cœur le Dieu de la victoire
Qu'il vous donnât mes jours de vie en jours de gloire,
Vous, François de Valois, le soir du même jour,
Sans crainte, sans pitié, sans pudeur, sans amour,
Dans votre lit, tombeau de la vertu des femmes,
Vous avez froidement, sous vos baisers infâmes,
Terni, flétri, souillé, déshonoré, brisé
Diane de Poitiers, comtesse de Brézé!...
Quoi! lorsque j'attendais l'arrêt qui me condamne,
Tu courais donc au Louvre, ô ma chaste Diane!
Et lui, ce roi sacré chevalier par Bayard,
Jeune homme auquel il faut des plaisirs de vieillard,
Pour quelques jours de plus, dont Dieu seul sait le compte,
Ton père sous ses pieds, te marchandait ta honte;
Et cet affreux tréteau, chose horrible à penser!
Qu'un matin le bourreau vint en Grève dresser,
Avant la fin du jour, devait être, ô misère!
Ou le lit de la fille, ou l'échafaud du père!
O Dieu qui nous jugez, qu'avez-vous dit là-haut,
Quand vos regards ont vu, sur ce même échafaud,
Se vautrer, triste et louche, et sanglante et souillée,
La luxure royale en clémence habillée?...
Sire! en faisant cela, vous avez mal agi.
Que du sang d'un vieillard le pavé fût rougi,
C'était bien: ce vieillard, peut-être respectable,
Le méritait, étant de ceux du connétable;
Mais que pour le vieillard vous ayez pris l'enfant;
Que vous ayez broyé sous un pied triomphant
La pauvre femme en pleurs, à s'effrayer trop prompte,
C'est une chose impie et dont vous rendrez compte!
Vous avez dépassé votre droit d'un grand pas:
Le père était à vous, mais la fille, non pas.
Ah! vous m'avez fait grâce! ah! vous nommez la chose
Une grâce! et je suis un ingrat, je suppose!
Sire, au lieu d'abuser ma fille, bien plutôt
Que n'êtes-vous venu vous-même en mon cachot?
Je vous aurais crié: 'Faites-moi mourir ... Grâce!
Oh! grâce pour ma fille, et grâce pour ma race!
Oh! faites-moi mourir! la tombe et non l'affront!
Pas de tête plutôt qu'une souillure au front!
Oh! monseigneur le roi, puisque ainsi l'on vous nomme,
Croyez-vous qu'un chrétien, un comte, un gentilhomme
Soit moins décapité, répondez, monseigneur,
Quand, au lieu de la tête, il lui manque l'honneur?'
J'aurais dit cela, sire, et, le soir, dans l'église,
Dans mon cercueil sanglant, baisant ma barbe grise,
Ma Diane au cœur pur, ma fille au front sacré,
Honorée, eût prié pour son père honoré!...
Sire, je ne viens point redemander ma fille:
Quand on n'a plus d'honneur, on n'a plus de famille.
Qu'elle vous aime ou non d'un amour insensé,
Je n'ai rien à reprendre où la honte a passé.
Gardez-la!—Seulement, je me suis mis en tête
De venir vous troubler ainsi dans chaque fête;
Et jusqu'à ce qu'un père, un frère ou quelque époux
—La chose arrivera—nous ait vengé de vous.
Pâle, à tous vos banquets je reviendrai vous dire:
'Vous avez mal agi, vous avez mal fait, sire!'
Et vous m'écouterez, et votre front terni
Ne se relèvera que quand j'aurai fini.
Vous voudrez, pour forcer ma vengeance à se taire,
Me rendre au bourreau; non! vous ne l'oserez faire.
De peur que ce ne soit mon spectre qui, demain,
(Montrant sa tête.)
Ne vienne vous parler, cette tête à la main!"
One can conceive why the critic does not quote the lines we have just put before the reader: What would become of his prose by the side of such verse? After this splendid outburst of Saint-Vallier, the king, enraged, exclaims—
"On s'oublie à ce point d'audace et de délire!...
(A. M. de Pienne.)
Duc, arrêtez monsieur!