(Adresse Sailerstadt, No. 1055 et 1056, au 3éme étage.)

Mon tres cher ami!

L'amitié de vous envers moi me pardonnerà touts le fauts contre la langue francaises, mais la hâte ou j'ecris la lettre, ce peu d'exercice et dans ce moment même sans dictionnaire français tout cela m'attire surement encore moins de critique qu'en ordinairement.

Avanthier on me portoit un extrait d'une gazette anglaise nommée Morning cronigle, ou je lisoit avec grand plaisir, que la Société philarmonique à donné ma Sinfonie in A♯; c'est une grande satisfaction pour moi, mais je souhais bien d'avoir de vous même des nouvelles, que vous ferez avec tous les compositions, que j'ai vous donnés: vous m'avez promis ici, de donner un concert pour moi, mais ne prenez mal, si je me méfis un peu, quand je pense que le Prince régent d'angleterre ne me dignoit pas ni d'une reponse ni d'une autre reconnoissance pour la Bataile que j'ai envoyé a son Altesse, et lequelle on a donnée si souvent a Londre, et seulement les gazettes annoncoient le reussir de cet oeuvre et rien d'autre chose—comme j'ai deja ecrit une lettre anglaise à vous mon tres cher ami, je trouve bien de finir, je vous ai ici depeignée ma situation fatal ici, pour attendre tout ce de votre amitié, mais hélas, pas une lettre de vous—Ries m'a ecrit, mais vous connoissez bien dans ces entretiens entre lui et moi, ce que je vous ne trouve pas necessaire d'expliquer.

J'espere donc cher ami bientôt une lettre de vous, ou j'espere de trouver de nouvelles de votre santé et aussi de ce que vous avez fait a Londres pour moi—adieu donc, quant à moi je suis et je serai toujour votre

vrai ami,
BEETHOVEN.

9.

Beethoven to Mr. Neate.

Vienna, May 18, 1816.[181]

My dear Neate,