"Ainsi Sainte Brigitte, Suédoise morte à Rome, prouva sa pureté en touchant le bois de l'autel, qui reverdit soudain. Une statue fut érigée à Claudia, dans le vestibule du temple de Cybèle. Bien qu'elle eût été, disait on, seule épargnée dans deux incendies du temple, nous n'avons plus cette statue, mais nous avons au Capitole un bas-relief où l'événement miraculeux est représenté. C'est un autel dédié par une affranchie de la gens Claudia; il a été trouvé au pied de l'Aventin, près du lieu qu'on désignait comme celui où avait été opéré le miracle."—Ampère, Hist. Rom. iii. 142.

In her temple, which was round and surmounted by a cupola, Cybele was represented by a statue with its face to the east; the building was adorned with a painting of Corybantes, and plays were acted in front of it.[120]

"Qua madidi sunt tecta Lyæi
Et Cybeles picto stat Corybante domus."
Martial, Ep. i. 71, 9.

This temple, after its second destruction by fire, was entirely rebuilt by Augustus in A.D. 2.

"Cybèle est certainement la grande déesse, la grande mère, c'est-à-dire la personnification de la fécondité et de la vie universelle: bizarre idole qui présente le spectacle hideux de mamelles disposés par paires le long d'un corps comme enveloppé dans une gaîne, et d'où sortent des taureaux et des abeilles, images des forces créatrices et des puissances ordonnatrices de la nature. On honorait cette déesse de l'Asie par des orgies furieuses, par un mélange de débauche effrénée et de rites cruels; ses prêtres efféminés dansaient au son des flûtes lydiennes et de ses crotales, véritables castagnettes, semblables à celles que fait résonner aujourd'hui la paysanne romaine en dansant la fougueuse saltarelle. On voit au musée du Capitole l'effigie bas-relief d'un archigalle, d'un chef de ces prêtres insensés, et près de lui les attributs de la déesse asiatique, les flûtes, les crotales, et la mystérieuse corbeille. Cet archigalle, avec son air de femme, sa robe qui conviendrait à une femme, nous retrace l'espèce de démence religieuse à laquelle s'associaient les délires pervers d'Héliogabale."—Ampère, Emp. ii. 310.

We have the authority of Martial[121] that in the immediate neighbourhood of the temple of Cybele, stood the Temple of Apollo, though Signor Rosa places it on the other side of the hill in the gardens of S. Buonaventura. Its remains have yet to be discovered.

"Nothing could exceed the magnificence of this temple, according to the accounts of ancient authors. Propertius, who was present at its dedication, has devoted a short elegy to the description of it, and Ovid describes it as a splendid structure of white marble.

'Tum medium claro surgebat marmore templum,
Et patria Phœbo carius Ortygia.
Auro solis erat supra fastigia currus,
Et valvæ Libyci nobile dentis opus.
Altera dejectos Parnassi vertice Gallos,
Altera mœrebat funera Tantalidos.
Deinde inter matrem Deus ipse, interque sororem
Pythius in longa carmina veste sonat.'
Propertius, ii. El. 31.

'Inde timore pari gradibus sublimia celsis
Ducor ad intonsi candida templa Dei.'
Ovid, Trist. iii. El. 1.

"From the epithet aurea porticus, it seems probable that the cornice of the portico which surrounded it was gilt. The columns were of African marble, or giallo-antico, and must have been fifty-two in number, as between them were the statues of the fifty Danaids, and that of their father, brandishing a naked sword.