420. Lucius Verus—on a pedestal which supported the ashes of Drusus in the Mausoleum of Augustus.

From the centre of the Sala degli Animali we now enter:

The Sala delle Muse, adorned with sixteen Corinthian columns from Hadrian's Villa. It is chiefly filled with statues and busts from the villa of Cassius at Tivoli. The statues of the Muses and that called Apollo Musagetes (No. 516) are generally attributed to the time of the Antonines.

"Nous savons que l'Apollon Citharède de Scopas était dans le temple d'Apollon Palatin, élevé par Auguste; les médailles, Properce et Tibulle, nous apprennent que le dieu s'y voyait revêtu d'une longue robe.

'Ima videbatur talis illudere palla.'
Tib. iii. 4, 35.

'Pythius in longa carmina veste sonat.'
Prop. ii. 31, 16.

"Nous ne pouvons donc hésiter à admettre que l'Apollon de la salle des Muses au Vatican a eu pour premier original l'Apollon de Scopas.

"Nous savons aussi qu'un Apollon de Philiscus et un Apollon de Timarchide (celui-ci tenant la lyre), sculpteurs grecs moins anciens que Scopas, étaient dans un autre temple d'Apollon, près du portique d'Octavie, en compagnie des Muses, comme l'Apollon Citharède du Vatican a été trouvé avec celles qui l'entourent aujourd'hui dans la salle des Muses. Il est donc vraisemblable que cet Apollon est d'après Philiscus ou Timarchide, qui eux-mêmes avaient sans doute copié l'Apollon à la lyre de Scopas et l'avaient placé au milieu des Muses.

"Apollon est là, ainsi que plus anciennement il avait été représenté sur le coffre de Cypsélus, avec cette inscription qui conviendrait à la statue du Vatican: 'Alentour est le chœur gracieux des Muses, auquel il préside;' et, comme dit Pindare, 'au milieu du beau chœur des Muses, Apollon frappe du plectrum d'or la lyre aux sept voix."—Ampère, Hist. Rom. iii. 292.