The spot where the Christian martyrs suffered is now marked by a tall cross, devoutly kissed by the faithful,—and all round the arena of the Coliseum, are the small chapels or "stations," used in the Via Crucis, which is observed here at 4 P.M. every Friday, when a confraternity clothed in grey, with only the eyes visible, is followed by a crowd of worshippers who chaunt and pray at each station in turn,—after which a Capuchin monk preaches from a pulpit on the left of the arena. These sermons are often very striking, being delivered in a familiar style, and upon popular subjects of the day, but they also often border on the burlesque.
"Oswald voulut aller au Colisée pour entendre le Capucin qui devait y prêcher en plein air au pied de l'un des autels qui désignent, dans l'intérieur de l'enceinte, ce qu'on appelle la route de la Croix. Quel plus beau sujet pour l'éloquence que l'aspect de ce monument, que cette arène où les martyrs ont succédé aux gladiateurs! Mais il ne faut rien espérer à cet égard du pauvre Capucin, qui ne connâit de l'histoire des hommes que sa propre vie. Néanmoins, si l'on parvient à ne pas écouter son mauvais sermon, on se sent ému par les divers objets dont il est entouré. La plupart de ses auditeurs sont de la confrérie des Camaldules; ils se revêtent, pendant les exercises religieux, d'une espèce de robe grise qui couvre entièrement la tête et le corps, et ne laisse que deux petites ouvertures pour les yeux; c'est ainsi que les ombres pourraient être représentées. Ces hommes, ainsi cachés sous leurs vêtements, se prosternent la face contre terre, et se frappent la poitrine. Quand le prédicateur se jette à genoux en criant miséricorde de pitié! le peuple qui l'environne se jette aussi à genoux, et répète ce même cri, qui va se perdre sous les vieux portiques du Colisée. Il est impossible de ne pas éprouver alors une émotion profondément religieuse; cet appel de la douleur à la bonté, de la terre au ciel, remue l'âme jusque dans son sanctuaire le plus intime."—Madame de Staël.
"'C'est aujourd'hui Vendredi,' dit Guy, 'il y aura foule au Colisée, il vaudrait mieux, je crois, y aller un autre jour.'
"'Non, non,' dit Eveline, 'c'est précisément pour cela que je veux y aller. On m'a dit qu'il fallait le voir ainsi rempli de monde, et que d'ailleurs cette fête était curieuse.'
"'Ce n'est pas une fête,' dit Guy gravement, 'c'est un simple acte de dévotion qui se répète tous les Vendredis.'
"'En vérité,' dit Eveline, 'et pourquoi le Vendredi?'
"'Parceque c'est le jour où Christ est mort pour nous; par cette raison, vous ne l'ignorez pas, ce jour est demeuré consacré dans le monde chrétien ... dans le monde catholique du moins,' repondit Guy.
"'Mais à quel propos choisit-on le Colisée pour s'y réunir ce jour là?'
"'Parceque le Colisée a été baigné du sang des martyrs et que leur souvenir se mêle là plus qu'ailleurs à celui de la croix pour laquelle ils l'ont versé.'"—Mrs. Augustus Craven in Anne Severin.
The pulpit of the Coliseum was used for the stormy sermons of Gavazzi, who called the people to arms from thence in the revolution of March, 1848.