I had not been many days at Auteuil before we had a visit from his separated lady, for they seemed to be on good terms—at least on visiting terms. The lady was gracious to me, and I was charmed with her, nor did I ever after find reason to be otherwise, for she was truly an admirable character. Their disagreements must have arisen from their independence of character and means; being used always to having their own ways. Their pursuits in some particulars were different. He was fond of his experiments, and she of company.

A picture of Madame de Rumford was thus drawn by M. Guizot in 1841, five years after her death:

Soit affection pour son mari, soit disposition naturelle, Madame Lavoisier s’associa à ses travaux comme un compagnon ou un disciple. Ceux-là même qui ne l’ont connue que bien loin de la jeunesse ont pu démêler que sous une apparence un peu froide et rude, et presque uniquement préoccoupée de sa vie de société, c’était une personne capable d’être fortement saisie par un sentiment, par une idée, et de s’y adonner avec passion. Elle vivait dans le laboratoire de M. Lavoisier, l’aidait dans ses expériences, écrivait ses observations sous sa dictée, traduisait, définait pour lui. Elle apprit à graver, pour qu’il fût sûr d’un ouvrier exact jusqu’au scrupule, et les planches du ‘Traité de Chimie’ furent bien réellement l’œuvre de ses mains. Elle publia, parce qu’il le désirait, la traduction d’un ouvrage du chimiste anglais Kirwan sur ‘la Force des Acides et la Proportion des Substances qui composent les Sels neutres,’ et elle avait acquis, de la science qu’ils cultivaient ensemble, une intelligence si complète que lorsqu’en 1805, onze ans après la mort de Lavoisier, elle voulut réunir et publier ses mémoires scientifiques, elle put se charger seule de ce travail et l’accomplit en effet, en y joignant une préface parfaitement simple, où ne se laisse entrevoir aucune ombre de prétention.

Un intérieur aussi animé par affection réciproque et des occupations favorites, une grande fortune, beaucoup de considération, une bonne maison à l’Arsenal, recherchée par les hommes les plus distingués, tous les plaisirs de l’esprit, de la richesse, de la jeunesse, c’était là, à coup sûr, une existence brillante et douce. Cette existence fut frappée, foudroyée par la Révolution, comme toutes celles qui l’entouraient. En 1794 Mdme. Lavoisier vit monter le même jour sur l’échafaud son père et son mari, et elle n’échappa elle-même, apres un emprisonnement assez court, qu’en plongeant avec la patience la plus persévérante dans la plus complète et silencieuse obscurité.

Quand les proscriptions cessèrent, quand l’ordre et la justice revinrent apaiser et ranimer en même temps la société, Mdme. Lavoisier reprit sa place dans le monde, entourée de toute une génération de savants illustres, les amis, les disciples, les successeurs de Lavoisier, Lagrange, Laplace, Berthollet, Cuvier, Prony, Humboldt, Arago, charmés en honorant sa veuve de trouver dans sa maison, en retour de l’éclat qu’ils y répandaient, les agréments d’une hospitalité élégante. M. de Rumford arriva parmi eux. Il était alors au service du roi de Bavière et jouissait dans le public d’une grande popularité scientifique; son esprit était élevé, sa conversation pleine d’intérêt, ses manières empreintes de bonté. Il plut à Mdme. Lavoisier; il s’accordait avec ses habitudes, ses goûts, on pourrait presque dire avec ses souvenirs. Elle espéra recommencer en quelque sorte son bonheur. Elle l’épousa le 22 October, 1805, heureuse d’offrir à un homme distingué une grande fortune et la plus agréable existence.

Leurs caractères ne se convinrent point. A la jeunesse seule il est facile d’oublier au sein d’un tendre bonheur la perte de l’indépendence. Des questions délicates furent élevées, des susceptibilités s’éveillèrent. Mdme. de Rumford en se remariant avait formellement stipulé dans son contrat qu’elle se ferait appeler Madame Lavoisier de Rumford. M. de Rumford, qui y avait consenti, finit par le trouver mauvais. Elle persista. ‘J’ai regardé comme un devoir, comme une religion,’ écrivait-elle en 1808, ‘de ne point quitter le nom de Lavoisier.... Comptant sur la parole de M. de Rumford je n’en aurais pas fait un article de mes engagements civils avec lui, si je n’avais voulu laisser un acte public de mon respect pour M. Lavoisier et une preuve de la générosité de M. de Rumford. C’est un devoir pour moi de tenir à une détermination qui a toujours été une des conditions de notre union; et j’ai dans le fond de mon âme l’intime conviction que M. de Rumford ne me désapprouvera pas et qu’après avoir pris le temps d’y réfléchir ... il me permettra de continuer à remplir un devoir que je regarde comme sacré.’

Ce fut encore là une espérance trompée. Après des agitations domestiques, que M. de Rumford avec plus de tact eût rendues moins bruyantes, la séparation devint nécessaire, et elle eut lieu à l’aimable le 30 juin, 1809.

Depuis cette époque et pendant vingt-sept ans aucun événement, on pourrait dire aucun incident, ne dérangea plus Mdme. de Rumford dans sa noble et agréable façon de vivre. Elle n’appartint plus qu’à ses amis et à la société, tantôt étendue, tantôt resserrée, qu’elle recevait avec un mélange assez singulier de rudesse et de politesse, toujours de très-bonne compagnie et d’une grande intelligence du monde même dans ses brusqueries de langage et ses fantaisies d’autorité.

In February 1812 Count Rumford gave his mother 10,000 dollars in 3½ per cent. stock as a free gift, and he wrote to her:

I desire that you will accept of it as a token of my dutiful affection for you, and of my gratitude for the kind care you took of me in the early part of my life. I have the greatest satisfaction in being able to show my gratitude for all your goodness to me, and to contribute to your ease and comfort. I request that you will consider this donation as being perfectly free and unconditional, and that you would enjoy and dispose of what is now your property just as you shall think best and most conducive to your happiness and to your satisfaction, without any regard to any former arrangements you have made at my request.

My health continues to be good, and I yet feel none of those infirmities of age which sometimes render the evening of life painful. I have the satisfaction to think that I have done my duty through life, and that is a great consolation to me as I approach the end of my course. I shall never cease to be, my dear mother, your dutiful and affectionate child,

Benjamin.

On January 23 he had a paper read before the Royal Society which he published as his seventeenth essay. It was an ‘Inquiry Concerning the Source of the Light which is Manifested in the Combustion of Inflammable Bodies.’

His object was to prove by decisive experiments that the light which accompanies the complete combustion of any given quantity of pure inflammable matter is variable, and therefore light cannot be one of the chemical products of combustion.

If light were a substance, as has been supposed, it seems highly probable that means would long since have been found to discover where and how it exists; but if it be nothing more than a blow given to the eye by the repercussion of an ethereal fluid which touches that organ and at the same time every other body in the universe, it is evident that all attempts to discover it in a state of combination must be vain.

Nobody, I imagine, ever thought of searching for sound in a fulminating powder. Is it more reasonable to search there for the light that accompanies the combustion of substances?

The greatest light may be obtained by preserving the heat of the flame. Thus several flat flames placed together, in order that they may mutually cover and defend each other against the powerful cooling influence of surrounding bodies, form a lamp that has answered far beyond my most sanguine expectation.

I lose no time in giving an account of the principles on which it is constructed, in hopes that others may be induced to assist in improving it.

So far from being jealous of their success I shall rejoice in it, and shall ever be most ready to contribute to it by all the means in my power.

On February 24 he had a paper read before the French Institute on the ‘Heat Manifested in the Combustion of Inflammable Substances.’