[95] Le trente-vniesme [of December, 1635], vne fille agée d'enuiron seize ans fut baptisée, et nommée Anne par vn de nos François. Le Pere Buteux l'instruisant luy dit, que si estant Chrestienne elle venoit à mourir, son âme iroit au Ciel dans les ioyes eternelles. A ce mot de mourir, elle eut vne si grande frayeur, qu'elle ne voulut plus iamais prester l'oreille au Pere; on luy enuoya le Sieur Nicolet truchement, qui exerce volontiers semblables actions de charité; elle l'escoute paisiblement; mais comme ses occupations le diuertissent ailleurs, il ne la pouuoit visiter si souuent: c'est pourquoy le Pere Quentin s'efforça d'apprendre les premiers rudimens du Christianisme en Sauuage, afin de la pouuoir instruire. Cela luy reüssit si bien, que cette pauure fille ayant pris goust à cette doctrine salutaire, desira le Baptesme que le Pere luy accorda. La grace a plusieurs effects: on remarqua que cette fille, fort dedaigneuse et altiere de son naturel, deuint fort douce et traittable, estant Chrestienne.—Ibid.
"Il [Nicolet] ... continua sa charge de Commis et Interprete [at Three Rivers] auec vne satisfaction grande des François et des Sauuages, desquels il estoit esgalement et vniquement aymé. Il conspiroit puissamment, autant que sa charge le permettoit, auec nos Peres, pour la conuersion de ces peuples, lesquels il sçauoit manier et tourner où il vouloit d'vne dexterité qui à peine trouuera son pareil."—Vimont, Relation, 1643, p. 4.
Compare, also, Relation, 1637, p. 24.
[96] "Le deuxiéme iour d'Auril, le Pere Quentin fit vn voyage à quelques lieuës des Trois Riuieres [Three Rivers], pour quelques malades, dont on nous auoit donné aduis. Le fruict qu'il en rapporta fut d'auoir exposé plusieurs fois sa vie pour Dieu, parmy les dangers des glaces et du mauuais temps. Il se contenta de leur donner quelque instruction, sans en baptiser aucun, ne les voyant ny en peril de mort, ny suffisamment instruits. Le sieur Iean Nicolet luy seruit de truchement, auec sa charité et fidelité ordinaire, dont nos Peres tirent de grands seruices en semblables occasions."—Le Jeune, Relation, 1636, pp. 57, 58.
[97] Adapted from Parkman's "Jesuits in North America," pp. 165, 166.
[98] Parkman's "Jesuits in North America," pp. 167, 168, citing the Relations of 1637 and 1638. Father Le Jeune (Relation, 1636, p. 75) says: "Comme i'écry cecy le vingt-huictiéme d'Aoust, voila que le Pere Buteux me mande le départ du Pere Ioques, l'arriuée d'vne autre troupe de Hurons, de qui le sieur Nicolet a encore obtenu trois ieunes garçons, sur le rapport que leur ont fait leurs compagnons du bon traittement que Monsieur le General et tous les autres François leur auoient fait."
[99] Le Jeune, Relation, 1637, p. 78.
[100] Ib., p. 81.
[101] Ib., p. 84.
[102] Ib., p. 89.