The Council met in the presence of the King every Sunday, Wednesday and Thursday, and every other Monday.

The Conseil des dépêches, also presided over by the King, met once a fortnight. It was composed of the Chancellor, the Ministers, and the Secretaries of State.

The Conseil royal des finances, also presided over by the King, consisted of the Chancellor, the Chef du Conseil des finances, the Controller-General, and two councillors.

The Conseil des parties, also called the Conseil privé, sat, not in the royal apartments, but in the Palais de justice. It was usually presided over, not by the King, but by the Chancellor, and was composed of thirty conseillers d’État and over eighty masters of requests. It was the supreme judicial and administrative body of the kingdom.

(See A. de Boislisle, Les Conseils sous Louis XIV, Appendices to vols. IV.-VII. of his edition of Saint-Simon’s Memoirs, and separately, 1901.)

2. The Secretaries of State.

The four Secretaries of State divided between them the administration of the Provinces. In addition each had his special department. These were four—Foreign Affairs, War, the King’s Household and the Navy, and the Protestants (La Religion prétendue réformée), of which the last became less and less important.

APPENDIX B
From Vauban’s Projet d’une dîme royale.

Par toutes les recherches que j’ai pu faire, depuis plusieurs années que je m’y applique, j’ai fort bien remarqué que dans ces derniers temps, près de la dixième partie du peuple est réduite à la mendicité, et mendie effectivement; que des neuf autres parties, il y en a cinq qui ne sont pas en état de faire l’aumône à celle-là, parce qu’eux-mêmes sont réduits, à très-peu de chose près, à cette malheureuse condition; que des quatre autres parties qui restent, les trois sont fort malaisées, et embarrassées de dettes et de procès; et que, dans la dixième, où je mets tous les gens d’épée, de robe, ecclésiastiques et laïques, toute la noblesse haute, la noblesse distinguée, et les gens en charge militaire et civile, les bons marchands, les bourgeois rentés et les plus accommodés, on ne peut pas compter sur cent mille familles; et je ne croirais pas mentir quand je dirais qu’il n’y en a pas dix mille, petites ou grandes, qu’on puisse dire être fort à leur aise; et qui en ôterait les gens d’affaires, leurs alliés et adhérents couverts et découverts, et ceux que le roi soutient par ses bienfaits, quelques marchands, etc., je m’assure que le reste serait en petit nombre[265].

Je me sens encore obligé d’honneur et de conscience de représenter à Sa Majesté qu’il m’a paru que de tout temps on n’avait pas eu assez d’égard en France pour le menu peuple, et qu’on en avait fait trop peu de cas; aussi c’est la partie la plus ruinée et la plus misérable du royaume; c’est elle, cependant, qui est la plus considérable par son nombre et par les services réels et effectifs qu’elle lui rend; car c’est elle qui porte toutes les charges, qui a toujours le plus souffert, et qui souffre encore le plus; et c’est sur elle aussi que tombe toute la diminution des hommes qui arrive dans le royaume.