ORDRE.

En raison de la brillante conduite de la 4éme Brigade de la 2éme D. U. S. qui a enlevé de haute lutte Bouresches et le point d’appui important du Bois de Belleau, défendu avec acharnement par un adversaire nombreux, le général commandant la VIº Armée décide que dorénavant, dans toutes les piéces officielles, le Bois de Belleau portera le nom de “Bois de la Brigade de Marine.”

Le Général de Division Degoutte,
Commandant la VIº Armée.
(Signed) Degoutte

A. M. le Général Cdt. la 4me Brigade de Marine.
s/c. de M. le Général Cdt. la 2me D. U. S.

The second recognition by the French of the Marines’ work in the Chateau-Thierry sector were citations of the Fourth Brigade, Fifth and Sixth Regiments, and the Sixth Machine Gun Battalion of Marines, in French army orders, that of the brigade, the others being identical, reading as follows:

Après approbation du général commandant en chef les forces expéditionnaires américaines en France, le général commandant en chef les armées françaises du nord et du nord-est, cite à l’Ordre de l’Armée:

“4º Brigade Americaine sous les ordres du Général de Brigade James G. Harbord, comprenant: Le 5e Regiment de Marine, sous les ordres du Colonel Wendell C. Neville, le 6e régiment de Marine, sous les ordres du Colonel Albertus W. Catlin, le 6e Bataillion de mitrailleuses, sous les ordres du Commandant Edward B. Cole:

“A été jetée en pleine bataille, sur un front violemment attaqué par l’ennemi. S’est affirmée aussitôt comme une unité de tout premier order. Dés son entrée en ligne, a brisé, en liaison avec les troupes françaises, une violente attaque ennemie sur un point important de la position et entrepris ensuite à son compte une série d’opérations offensives. Au cours de ces opérations, grace au courage brillant, à la vigueur, à l’allant, à la ténacité de ses hommes qui ne se sont laissés rebuter ni par les fatigues, ni par les pertes; grace à l’activité et à énergie de ses officiers; grace enfin à l’action personnelle de son chef, le Général J. Harbord, la 4e brigade a vu ses efforts couronnés de succés. En intime liaison l’un avec l’autre, ses deux régiments et son bataillon de mitrailleuses ont réalisé, après douze jours de lutte incessante (du 2 au 13 Juin 1918) dans un terrain trés difficile, une progression variant entre 1,500 à 2,000 métres, sur un front de 4 kilométres, capturant un nombreux matériel, faisant plus de 500 prisonniers, infligeant à l’ennemi des pertes considérables et lui enlevant deux points d’appui de premiére importance—le village de Bouresches et le bois organisé de Belleau.”

Au Grand Quartier Général, le 22 octobre, 1918.

Le Général Commandant en Chef.
Signé: Petain