Ma bonne fille,—J'ay resceu par le peurteor de cestes les belles chemises et huves lesquelles avés aydé de les faire de vostre main, dont sumus fort jeouieulx, principalement des ce que je trouve en sela que vous vous sousses du corps de nostre person, mesment que quant ceste anné nous pourterons nostre couraige, lequel est rude et pésante, que adunques nostre pooir du cors sera reconforté à l'encontre du bon senteor et dusceur de telle belle thoele, lesquels usunt les angels en paradis pour leor abillement. Et nous feruns aussi bien tost bonne diligence pour vous aussy remercier de ung image d'un futur sainte, aussy fabriké de nostre main.—et à Dieu.

Escript de la main de vostre bon père, qui désirt une foes vous bien tost véor.

Faet le xvii de mai (1511).

Maxi.

Maximilian to Margaret

The emperor tells his daughter—— that he hopes to be elected Pope and become holy. For this reason he is thinking of abdicating in favour of his grandson Charles. But he must have money before he can negotiate with the Pope and the cardinals. (Autograph.)[171]

(le 18 Septembre.)

Très chière et très amée fylle, jé entendu l'avis que vous m'avez donné par Guyllain Pingun, nostre garderobes vyess, dont avons encore mius pensé desus.

Et ne trouvons point pour nulle résun bon que nous nous devons franchement marier, maès avons plus avant mys nostre délibération et volonté de jamès plus hanter faem nue.

Et envoyons demain monsieur de Gurce, évesque, à Rome devers le pape pour trouver fachon que nous puyssons accorder avec luy de nous prenre pour ung coadjuteur, affin que après sa mort pouruns estre assure de avoer le papat et devenir prester et après estre sainct, et que il vous sera de nécessité que, après ma mort, vous serés contraint de me adorer dont je me trouveré bien gloryoes.