To get an idea of the activity and political talents Margaret displayed in connection with Charles's election one must read her correspondence with Frederick, Count Palatine, Maximilian de Berghes, Henry of Nassau, her treasurer Marnix, the Cardinals of Sion and Gurce, John de la Saulx, and Gérard de Pleine, and glance through her accounts and receipts, which show what enormous sums were spent in presents, bribes, pensions, and salaries on all those who were likely to contribute to the desired end. The Archbishops of Cologne, Mayence, and Trèves, and their councillors received between them nearly five hundred florins in gold. In these curious accounts large sums appeared to have been lavished not only on the principal negotiators, but on their relations, friends, and servants. Thus five hundred florins are given to the Archbishop of Trèves' nephew, a hundred to the Cardinal of Mayence's valet-de-chambre, and a present of two thousand florins is promised to Count John, the elector of Cologne's brother, who is supposed to have more influence than the elector himself.[63]
Margaret also drew largely from her own revenues in furthering her nephew's interests, and transferred to him the duchies and lordships she had inherited from Maximilian. In grateful appreciation Charles presented her with the town and territory of Malines for her life and a sum of two hundred thousand golden florins (the deed being signed on September the 18th, 1520, at Brussels). In a long letter written from Barcelona, on the 22nd of February 1519, he thanks her warmly for all the trouble she has taken with regard to his election, recommending her to spare no means to obtain the desired end. He says:—
'Madame ma bonne tante et très chiers et féaulx, nous avons reçus vos lettres des viii et onze de ce mois, ensemble plusieurs copies de lettres que ont été escriptes à vous notre tante, d'Allemagne, d'Angleterre et ailleurs, par lesquelles vos lettres avons congneu le grand soing, devoir et diligence que portez en tout nos affaires et singulièrement en celuy d'Allemagne, et louons les bonnes dépesches que y avez fait vers les princes électeurs et autres, et l'envoy des personnaiges tant en Allemagne, Angleterre et Rome, louant aussy Dieu notre Créateur que nos affaires sont en si bon train partout, et que y faites si bonne provision de votre cousté, comme faisons ici de la nôtre, sans y rien épargner, et ne cessons de continuellement en écripre à Rome, Angleterre, Allemagne et ailleurs par tout où il est besoing et necessité; car, pour un tel et si gros affaire, ne voulons cette fois riens obmettre. Vous recommandant tousjours persévérer en vos bonnes diligences, selon la confidence que en portons à vous.
'Il nous semble que le seigneur de Zevenberghe et autres nos conseillers, out très prudement fait et advisé d'avoir envoié le marquis Casimirus et comte de Mansfeldt devers le marquis Joachim et de là outre vers le duc Fédericq de Saxe. Nous espérons que les deux bonnes lettres que avons naguères écript de nostre main au comte Fédericq palatin, inclineront luy et son frère à persévérer en la promesse qu'ils nous ont faite. Nous tenons aussy que le comte de Nassau ou de Hoghostraet en passant pardevers l'archevêque de Coulongne, feront quelque bien vers luy. Nous désirons que faites pratiquer Franciscus de Seckinghen si fait ne l'avez, pour l'avoir en notre service, et appointer de son traitement avec luy, ainsi que, par plusieurs fois, le vous avons écript.
'Nous faisons présentement response au seigneur de Zevenberghe sur lesdites lettres, et luy envoions nouveau pouvoir, instruction et lettres de crédence, délaissant le nom en blan de celuy qui en aura la charge par l'advis des gens de notre conseil d'Isbroeck, pour envoyer devers les Suisses renouveller et confirmer les alliances que nos maisons d'Austriche et de Bourgogne ont avec eux, et les faire plus estroités et meilleures, s'il est possible.
'Nous escripvons aussy au Cardinal de Gurce, ledit seigneur de Zevenberghe, Villinger et autres nos conseillers, que s'ils sont requis de notre part par la grande lighe de Swane d'assistance come chief d'icelle lighe, et voyent que ce soit notre bien, proufit, seureté et avancement de nos affaires, qu'ils prendent led. Franciscus de Seckinghen avec six cens chevaux pour un mois ou deux, et les baillent en assistance de ladite lighe contre le duc de Wirtemberghe, et payent iceux chevaux des deniers que Amerstorff avoit emporté pour lever les IIIIm piétons que devoient aller à Naples.
'Par les lettres que naguerre nous a écript le roy d'Angleterre, et ce que nous a dit son ambassadeur étant lez nous, avons entendu la bonne affection qu'il nous porte à l'avancement de notre élection, et qu'il a écript bien affectueusement à notre Saint Père le pape de la vouloir favoriser et donner charge au Cardinal de Syon soy trouver de sa part à la journée de l'élection, pour y faire pour nous ce qu'il sera possible, et soubs espoir que avons notredit saint Père donnera ladite charge audit Cardinal de Syon, et la confidence que prendons qu'il nous servira bien en cest affaire, mandons au Foucker et à Villinger bailler à iceluy cardinal mil florins d'or pour l'ayder à ses dépens.
'Et pour mercyer ledit roy d'Angleterre, lui escripvons présentement gratieuses lettres et aussy au cardinal d'Yorck, et pareillement à notre ambassadeur maître Jean Jonglet, en la sorte que verrez par nos lettres cy rendues ouvertes, lesquelles leur envoyerez closes et diligemment....'[64]
The Pope at first warmly upheld Francis I.'s claim and opposed his rival, but he soon saw that the French king had small chance of success, whilst all seemed in favour of Charles. Leo X. did not dissemble that he would have preferred a less powerful emperor than either the King of Castile or the King of France—'but,' as Charles confidently wrote to his envoys in Germany, 'if it should come to choosing either of us two, he has given out that he would be better pleased with us than with the said King of France, and would not refuse us the said dispensation nor any other thing that we should ask.'[65]