The passage in this letter where M. Héger is represented as prohibiting the use of dictionary or grammar, refers, I imagine, to the time I have mentioned, when he determined to adopt a new method of instruction in the French language, of which they were to catch the spirit and rhythm rather from the ear and the heart, as its noblest accents fell upon them, than by over-careful and anxious study of its grammatical rules. It seems to me a daring experiment on the part of their teacher; but, doubtless, he knew his ground; and that it answered is evident in the composition of some of Charlotte’s devoirs, written about this time. I am tempted, in illustration of this season of mental culture, to recur to a conversation which I had with M. Héger on the manner in which he formed his pupils’ style, and to give a proof of his success, by copying a devoir of Charlotte’s with his remarks upon it.

He told me that one day this summer (when the Brontës had been for about four months receiving instruction from him) he read to them Victor Hugo’s celebrated portrait of Mirabeau, “mais, dans ma leçon je me bornais à ce qui concerne Mirabeau orateur. C’est après l’analyse de ce morceau, considéré surtout du point de vue du fond, de la disposition de ce qu’on pourrait appeler la charpente qu’ont été faits les deux portraits que je vous donne.” He went on to say that he had pointed out to them the fault in Victor Hugo’s style as being exaggeration in conception, and, at the same time, he had made them notice the extreme beauty of his “nuances” of expression. They were then dismissed to choose the subject of a similar kind of portrait. This selection M. Héger always left to them; for “it is necessary,” he observed, “before sitting down to write on a subject, to have thoughts and feelings about it. I cannot tell on what subject your heart and mind have been excited. I must leave that to you.” The marginal comments, I need hardly say, are M. Héger’s; the words in italics are Charlotte’s, for which he substitutes a better form of expression, which is placed between brackets. [{6}]

IMITATION.

“Le 31 Juillet, 1842.

PORTRAIT DE PIERRE L’HERMITE. CHARLOTTE BRONTË

“De temps en temps, il paraît sur la terre des hommes destinés à être les instruments [prédestinés] {Pourquoi cette suppression?} de grands changements moraux ou politiques. Quelquefois c’est un conquérant, un Alexandre ou un Attila, qui passe comme un ouragan, et purifie l’atmosphère moral, comme l’orage purifie l’atmosphère physique; quelquefois, c’est un révolutionnaire, un Cromwell, ou un Robespierre, qui fait expier par un roi {les fautes et} les vices de toute une dynastie; quelquefois c’est un enthousiaste religieux comme Mahomet, ou Pierre l’Hermite, qui, avec le seul levier de la pensée, soulève des nations entières, les déracine et les transplante dans des climats nouveaux, peuplant l’Asie avec les habitants de l’Europe. Pierre l’Hermite était gentilhomme de Picardie, en France, {Invtile, quand vous ecrivez er français} pourquoi donc n’a-t-il passé sa vie comma les autres gentilhommes, ses contemporains, ont passé la leur, à table, à la chasse, dans son lit, sans s’inquiéter de Saladin, ou de ses Sarrasins? N’est-ce pas, parce qu’il y a dans certaines natures, une ardour [un foyer d’activité] indomptable qui ne leur permet pas de rester inactives, qui les force à se remuer afin d’exercer les facultes puissantes, qui même en dormant sont prêtes, comme Sampson, à briser les noeuds qui les retiennent?

{Vous avez commencé à parler de Pierre: vous êtes entrée dans le sujet: marchez au but.}

“Pierre prit la profession des armes; si son ardeur avait été de cette espèce [s’il n’avait eu que cette ardeur vulgaire] qui provient d’une robuste santé, il aurait [c’eut] été un brave militaire, et rien de plus; mais son ardeur était celle de l’âme, sa flamme était pure et elle s’élevait vers le ciel.

Sans doute [Il est vrai que] la jeunesse de Pierre était [fét] troublée par passions orageuses; les natures puissantes sont extrèmes en tout, elles ne connaissent la tiédeur ni dans le bien, ni dans le mal; Pierre donc chercha d’abord avidement la gloire qui se flétrit et les plaisirs qui trompent, mais il fit bientôt la découverte [bientôt il s’aperçut] que ce qu’il poursuivait n’était qe’une illusion à laquelle il ne pourrait jamais atteindre; {Vnutile, quand vous avez dit illusion} il retourna donc sur ses pas, il recommença le voyage de la vie, mais cette fois il évita le chemin spacieux qui mène à la perdition et il prit le chemin étroit qui mène à la vie; puisque [comme] le trajet était long et difficile il jeta la casque et les armes du soldat, et se vêtit de l’habit simple du moine. A la vie militaire succéda la vie monastique, car les extrêmes se touchent, et chez l’homme sincère la sincérité du repentir amène [nécessairement à la suite] avec lui la rigueur de la pénitence. [Voilà donc Pierre devenu moine!]

“Mais Pierre [il] avait en lui un principe qui l’empêchait de rester long-temps inactif, ses idées, sur quel sujet qu’il soit [que ce fût] ne pouvaient pas être bornées; il ne lui suffisait pas que lui-même fût religieux, que lui-même fût convaincu de la réalité de Christianismé (sic), il fallait que toute l’Europe, que toute l’Asie, partageât sa conviction et professât la croyance de la Croix. La Piété [fervente] élevée par la Génie, nourrie par la Solitude, fit naître une espèce d’inspiration [exalta son âme jusqu’à l’inspiration] dans son ame, et lorsqu’il quitta sa cellule et reparut dans le monde, il portait comme Moïse l’empreinte de la Divinité sur son front, et tout [tous] reconnurent en lui la véritable apôtre de la Croix.

“Mahomet n’avait jamais remué les molles nations de l’Orient comme alors Pierre remua les peuples austères de l’Occident; il fallait que cette éloquence fût d’une force presque miraculeuse qui pouvait [presqu’elle] persuader [ait] aux rois de vendre leurs royaumes afin de procurer [pour avoir] des armes et des soldats pour aider [à offrir] à Pierre dans la guerre sainte qu’il voulait livrer aux infidèles. La puissance de Pierre [l’Hermite] n’était nullement une puissance physique, car la nature, ou pour mieux dire, Dieu est impartial dans la distribution de ses dons; il accorde à l’un de ses enfants la grâce, la beauté, les perfections corporelles, à l’autre l’esprit, la grandeur morale. Pierre donc était un homme petit, d’une physionomie peu agréable; mais il avait ce courage, cette constance, cet enthousiasme, cette énergie de sentiment qui écrase toute opposition, et qui fait que la volonté d’un seul homme devient la loi de toute une nation. Pour se former une juste idée de l’influence qu’exerça cet homme sur les caractères [choses] et les idées de son temps, il faut se le représenter au milieu de l’armée des croisées dans son double rôle de prophète et de guerrier; le pauvre hermite, vêtu du pauvre [de l’humble] habit gris est là plus puissant qieun roi; il est entouré d’une [de la] multitude [avide] une multitude qui ne voit que lui, tandis qui lui, il ne voit que le ciel; ses yeux levés semblent dire, ‘Je vois Dieu et les anges, et j’ai perdu de vue la terre!’

Dans ce moment le [mais ce] pauvre habit [froc] gris est pour lui comme le manteau d’Elijah; il l’enveloppe d’inspiration; il [Pierre] lit dans l’avenir; il voit Jérusalem délivrée; [il voit] le saint sépulcre libre; il voit le Croissant argent est arraché du Temple, et l’Oriflamme et la Croix rouge sont établi à sa place; non-seulement Pierre voit ces merveilles, mais il les fait voir à tous ceux qui l’entourent; il ravive l’espérance et le courage dans [tous ces corps épuisés de fatigues et de privations]. La bataille ne sera livrée que demain, mais la victoire est décidée ce soir. Pierre a promis; et les Croisés se fient à sa parole, comme les Israëlites se fiaient à celle de Moïse et de Josué.”

As a companion portrait to this, Emily chose to depict Harold on the eve of the battle of Hastings. It appears to me that her devoir is superior to Charlotte’s in power and in imagination, and fully equal to it in language; and that this, in both cases, considering how little practical knowledge of French they had when they arrived at Brussels in February, and that they wrote without the aid of dictionary or grammar, is unusual and remarkable. We shall see the progress Charlotte had made, in ease and grace of style, a year later.

In the choice of subjects left to her selection, she frequently took characters and scenes from the Old Testament, with which all her writings show that she was especially familiar. The picturesqueness and colour (if I may so express it), the grandeur and breadth of its narrations, impressed her deeply. To use M. Héger’s expression, “Elle était nourrie de la Bible.” After he had read De la Vigne’s poem on Joan of Arc, she chose the “Vision and Death of Moses on Mount Nebo” to write about; and, in looking over this devoir, I was much struck with one or two of M. Héger’s remarks. After describing, in a quiet and simple manner, the circumstances under which Moses took leave of the Israelites, her imagination becomes warmed, and she launches out into a noble strain, depicting the glorious futurity of the Chosen People, as, looking down upon the Promised Land, he sees their prosperity in prophetic vision. But, before reaching the middle of this glowing description, she interrupts herself to discuss for a moment the doubts that have been thrown on the miraculous relations of the Old Testament. M. Héger remarks, “When you are writing, place your argument first in cool, prosaic language; but when you have thrown the reins on the neck of your imagination, do not pull her up to reason.” Again, in the vision of Moses, he sees the maidens leading forth their flocks to the wells at eventide, and they are described as wearing flowery garlands. Here the writer is reminded of the necessity of preserving a certain verisimilitude: Moses might from his elevation see mountains and plains, groups of maidens and herds of cattle, but could hardly perceive the details of dress, or the ornaments of the head.

When they had made further progress, M. Héger took up a more advanced plan, that of synthetical teaching. He would read to them various accounts of the same person or event, and make them notice the points of agreement and disagreement. Where they were different, he would make them seek the origin of that difference by causing them to examine well into the character and position of each separate writer, and how they would be likely to affect his conception of truth. For instance, take Cromwell. He would read Bossuet’s description of him in the “Oraison Funèbre de la Reine d’Angleterre,” and show how in this he was considered entirely from the religious point of view, as an instrument in the hands of God, preordained to His work. Then he would make them read Guizot, and see how, in this view, Cromwell was endowed with the utmost power of free-will, but governed by no higher motive than that of expediency; while Carlyle regarded him as a character regulated by a strong and conscientious desire to do the will of the Lord. Then he would desire them to remember that the Royalist and Commonwealth men had each their different opinions of the great Protector. And from these conflicting characters, he would require them to sift and collect the elements of truth, and try to unite them into a perfect whole.

This kind of exercise delighted Charlotte. It called into play her powers of analysis, which were extraordinary, and she very soon excelled in it.

Wherever the Brontës could be national they were so, with the same tenacity of attachment which made them suffer as they did whenever they left Haworth. They were Protestant to the backbone in other things beside their religion, but pre-eminently so in that. Touched as Charlotte was by the letter of St. Ignatius before alluded to, she claimed equal self-devotion, and from as high a motive, for some of the missionaries of the English Church sent out to toil and to perish on the poisonous African coast, and wrote as an “imitation,” “Lettre d’un Missionnaire, Sierra Léone, Afrique.”

Something of her feeling, too, appears in the following letter:—