MAURICE, rapidement et à voix basse
Une intrigue politique que ni l’abbé ni le prince lui-même ne peuvent connaître m’a amené ici cette nuit... (Geste d’incrédulité d’Adrienne.) mon avenir en dépend!
ADRIENNE, d’un air de mépris
Et mademoiselle Duclos...
MAURICE, de même
Elle n’est pas ici! Et ce n’est pas elle que j’aime... Je le jure sur l’honneur!... me crois-tu?
ADRIENNE lève les yeux, le regarde, et, après un instant, lui dit:
Oui!
MAURICE, lui serrant la main, avec joie
C’est bien. Il faut plus encore... il faut empêcher l’abbé d’entrer dans cette chambre ou d’entrevoir la personne qui s’y trouve, pendant que moi... (l’honneur et la loyauté me le commandent) je vais tenter, sans que nul s’en aperçoive, de protéger sa sortie, dussé-je gagner ou étrangler le concierge et faire sauter ses verrous!