ADRIENNE

Ah! cette force que je ne vous soupçonnais pas... ce courage que j’admire en vous!... je l’imiterai!... je l’égalerai, si je le puis... Je triompherai d’une passion insensée dont maintenant je rougis!

MICHONNET, avec joie

Dis-tu vrai?

ADRIENNE

Vous voyez bien que je parle de lui sans haine et sans colère... que le souvenir de ses outrages me laisse calme et tranquille... que son nom même ne m’émeut plus!...

(Adrienne traverse le théâtre et va se placer près du fauteuil à gauche, entre la cheminée et la table. La porte du fond s’ouvre.)

SCÈNE II

Adrienne, Michonnet, Une Femme de Chambre

LA FEMME DE CHAMBRE