Ta femme! moi!
MAURICE
Toi! reine par le cœur et digne de commander à tous! Qui a grandi mon intelligence? Toi. Qui a épuré mes sentiments? Toi. Qui a soufflé dans mon sein le génie des grands hommes, dont tu es l’interprète?... Toi! toujours toi!... Mais, ô ciel! tu pâlis!
ADRIENNE
Ne crains rien... tant de bonheur succédant à tant de désespoir aura épuisé mes forces.
MAURICE, l’aidant à s’asseoir sur le canapé
Tu chancelles!
ADRIENNE
En effet, un trouble étrange, une douleur sourde et inconnue s’est emparée de moi... depuis quelques moments... depuis celui où j’ai porté à mes lèvres ce bouquet.
MAURICE