MAURICE
Très-près.
ADRIENNE
C’est bien! l’idée seule de vous savoir blessé me fait frémir, et cependant il me semble qu’en suivant les périls, vous suivez votre route; que les chemins qui s’élèvent sont les vôtres!... Je vous ai déjà vu l’épée à la main, et quand je vous écoute, quand vous me racontez, en riant, quelqu’une de vos actions de guerre... ne vous moquez pas de mes présages... je devine en vous un grand homme, un héros!
MAURICE
Enfant!
ADRIENNE
Oh! je m’y connais! je vis au milieu des héros de tous les pays, moi! Eh bien! vous avez dans l’accent, dans le coup d’œil, je ne sais quoi qui sent son Rodrigue et son Nicomède... aussi, vous arriverez!
MAURICE
Vous croyez?